LA NOTE OU LA CROISSANCEMardi 17 Janvier 2012ActualitésParu sur Gens du Morvan, le 16 janvier
A travers la dégradation de la note de la France sur les marchés financiers, qui dévoile cruellement l'extrême fragilité financière de notre pays, qui a été noté ?
Bien sûr c'est tout d'abord notre dette qui ne cesse de croître et surtout nos difficultés à la rembourser qui constitue le noeud du drame. Car notre pays n'a pas émis depuis au moins le dernier sommet Européen de décembre, les signes exigés par les agences de notation pour espérer surnager et conserver le triple A. Mais qui note et qui est noté ? Qui se cache derrière Standard and Poor's ? Longtemps méconnues, ces agences d'analyse financières font maintenant la pluie et le beau temps. Elles sont en passe de devenir plus importantes semble-t-il que toutes les représentations du peuple, que toutes les assemblées, que tous les gouvernements. A y regarder de plus près, leur actionnariat est composé des mêmes grandes banques anglosaxonnes ou de milliardaires qui tirent le plus grand parti de la crise. Plusieurs banques privées internationales qui ont servi impunément à leurs clients pendant de longues années des produits toxiques, qui ont ensuite été indemnisées sans conditions par les Etats et qui aujourd'hui ne veulent en aucun cas se retrouver enfermées par une nouvelle régulation qui contraindrait leurs recherches de profit effrénée. Ce sont celles là qui fabriquent le baromètre d'une économie mondiale qu'elles contribuent à dérégler ! D'autre part, et très clairement, celui qui est noté durement est celui qui assure les responsabilités économiques et politiques du pays depuis près de 5 ans : Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Rien n'y a fait : les plans successifs d'austérité des gouvernements Fillon n'ont nullement rassuré les marchés financiers et la sanction s'abat. Celui qui se faisait fort de nous protéger de la tempête n'est plus qu'impuissance. Le roi ou plutôt le Président est nu. Et cette inutilité, voire cette opprobre dans laquelle les agences précipitent le Président risque de peser lourd au moment où les Français font leurs choix pour les prochaines présidentielles. Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy annonce qu'il va nous parler à la fin du mois ? Mais pour nous dire quoi ? Que nous allons devoir nous serrer davantage la ceinture, voir augmenter la TVA, refluer encore les services publics de la santé, de l'éducation, baisser les retraites, contraindre les allocations chômage, les assurances maladie ? Tout cela a été fait et ces propositions éculées n'auront aucun impact ni sur la confiance des banquiers, ni sur celles des Français. Ces derniers ne manquant pas de noter que partout où ces plans drastiques d'austérité sont déjà en vigueur, ils n'ont fait qu'affaiblir davantage des pays déjà sur la paille. La Grèce va-t-elle mieux ces dernières semaines ? L'Irlande, l'Italie, l'Espagne ont-elles retrouvé un peu d'oxygène financier depuis qu'elles se sont assujetties à la rigueur ? Il n'en est rien et tout le monde le sait. Alors, comment sortir de nos difficultés ? Peut-être en regardant différemment notre réalité. Car s'il y a la crise et ses soubresauts, il y a peut-être aussi la question centrale de notre appareil de production, de ses conditions de fonctionnement, en un mot de notre compétitivité. Car, comment expliquer que, alors que la crise fait rage partout dans le monde, la croissance de notre voisin allemand est de + 3 % en 2011 alors que la notre est en berne ? Que le déficit public en Allemagne et de 1 % du PIB alors qu'il est de 5.7 % en France ? La grande différence entre nos deux pays est en France l'absence de stratégie industrielle cohérente. Chez nos voisins, tout a été mis en oeuvre depuis plusieurs années pour structurer l'investissement région par région, pour développer toutes les industries les plus exportatrices, et malgré une productivité moindre des travailleurs allemands comparée à celle des ouvriers français, les résultats de l'économie d' Outre Rhin sont très favorables. C'est pourquoi naturellement François Hollande place l'idée de production et de réindustrialisation au coeur de son projet. On est loin de la théorie du ruissellement vantée par Nicolas Sarkozy depuis 5 ans avec son corollaire : les cadeaux fiscaux (bouclier, niches) aux plus riches qui sont aussi inefficaces que ruineux pour les finances publiques. Remettre l'industrie au centre du projet pour notre pays c'est restaurer la valeur travail, considérer que le seul profit utile est celui issu du travail des femmes et des hommes qui font le pays et pas de quelques milliardaires en recherche de martingales en or massif. C'est par son industrie que la France aujourd'hui dégradée retrouvera non seulement la croissance mais aussi la capacité de créer de l'emploi partout sur son territoire. L'Allemagne, elle, ne s'y est pas trompée, qui connaît aujourd'hui un chômage juste résiduel. La voie du changement est possible, sachons la prendre, dans moins de cent jours maintenant.
Philippe BAUMEL
OUF, 2012 !Mardi 10 Janvier 2012ActualitésParu sur Creusot-Infos le 9 janvier
2012 sera l'année du choix d'un autre avenir.
2011 nous laissera à la fois, le souvenir de la liberté reconquise par les peuples parfois, mais aussi, celui du chômage, des inégalités, du déclassement qui devient le quotidien étouffant de trop d'entre nous. Dès lors, il est indispensable que 2012 soit l'année d'une autre respiration pour le pays, de la remise au coeur de toutes les préoccupations de la justice, de la renaissance d'une ambition solidaire. Ce vœu, je le forme avec et pour tous ceux qui se sentent meurtris par trop de démagogie, de promesses non tenues et qui ne veulent plus que les énormes profits d'une minorité soient l'objectif de l'Etat. Pour notre territoire, je forme le voeu que nos volontés de sauvegarde de nos hôpitaux, de réindustrialisation pour l'emploi, d'égalité d'accès à la connaissance ne s'opposent plus demain aux oukazes d'un gouvernement qui ne porte que les valeurs de l'argent. Ensemble, en 2012 nous ferons de ces souhaits mieux qu'une réalité: ils seront notre quotidien. Mettons nous en marche et 2012 sera ce que nous voulons en faire.
Philippe BAUMEL
PHILIPPE BAUMEL REPOND A JEAN-PAUL ANCIAUXLundi 9 Janvier 2012ActualitésParu sur Creusot-Infos, le 8 janvier
Communiqué de Jean-Paul Anciaux :
Le mardi 3 janvier, deux médias de la presse quotidienne régionale, l'Yonne Républicaine et France 3 Bourgogne, reprennent et analysent ce classement, paru sur le site "nosdeputes.fr". Les analyses effectuées par ces médias placent Jean-Paul Anciaux, pour son activité parlementaire, en tête des députés bourguignons. C'est un fait, vérifiable facilement sur les sites web des médias cités. Pourquoi Monsieur Baumel ne relève-t-il pas les classements attribués à son mentor, Monsieur Montebourg ? Les chiffres sont cruels, les comparaisons implacables... La réponse de Philippe Baumel : Présence n'est pas efficacité Au mépris de toute sincérité, toujours prompt à mettre en valeur son bilan, fut-il extrêmement mince, Jean-Paul Anciaux semble confondre présence et efficacité. Le classement auquel il fait référence ne porte en effet que sur le nombre de semaines de présence à l'Assemblée nationale. Mais un député assis dans son fauteuil à Paris n'est pas forcément un député efficace, comme en témoigne de façon incontestable la plupart des autres indicateurs de l'activité parlementaire de l'élu UMP. Ne pouvant contester qu'il figure parmi les 150 derniers députés français sur deux des critères les plus importants, ne pouvant contester que son compteur est resté bloqué à zéro en matière de rapports écrits et de propositions de loi, il fait ce que font tous les mauvais élèves, il pointe du doigt ceux qui travaillent moins que lui. Oubliant au passage un élément important : le député qu'il désigne dans son communiqué n'est pas -lui!- candidat à un nouveau mandat. Quand on n'a plus d'intérêt pour une fonction, il faut savoir en tirer les conséquences, pour soi, et parce que citoyens et électeurs méritent mieux qu'un député immobile.
Philippe BAUMEL
PHILIPPE BAUMEL COMMENTE LE CLASSEMENT DE JEAN-PAUL ANCIAUXLundi 9 Janvier 2012ActualitésParu sur Creusot-Infos le 7 janvier
N’est pas premier qui veut
Quelle surprise de voir Jean-Paul Anciaux, député UMP de la 3ème circonscription se targuer, dans un communiqué signé de sa main - on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même - et faisant référence à un classement publié par un site internet, d'être le « premier des députés bourguignons » ! La réalité, est, évidemment, tout autre. Car que nous révèle l'examen attentif des statistiques de l'Assemblée Nationale pour l'année 2011 ? Que notre député modèle, loin d'être un premier de la classe, squatte le fond de la salle en compagnie de ses collègues les moins actifs et les moins remarqués dans l'hémicycle. En douze mois de travail, M. Anciaux n'a pas réussi à rédiger le moindre rapport écrit ! En douze mois de travail, il n'a été à l'origine d'aucune proposition de loi écrite ! En douze mois de travail, il ne totalise qu'un seul et unique amendement adopté. Et son dernier rapport parlementaire, dont on imagine qu'il fut particulièrement épuisant, remonte à... juin 2009. Ajoutons à ce bilan piteux deux totaux tout aussi calamiteux, révélateurs de l'inutilité du mandat de M.Anciaux : sept interventions en commission, et seulement cinq interventions longues en séance publique pour toute l'année 2011 ! Sur ces deux critères, le sortant UMP se classe parmi les 150 derniers députés français, sur un total de 577 ! A titre d'exemple, Christophe Sirugue, élu PS de la 5ème circonscription, est intervenu sur la même période 30 fois en commission, et 71 fois dans l'hémicycle, ce qui le situe - lui - dans les 150 premiers... Les chiffres sont cruels, les comparaisons implacables.
Philippe BAUMEL
JEAN-PAUL ANCIAUX OU LE DEPUTE DU FLOUMercredi 21 Décembre 2011ActualitésParu sur Creusot Infos le 20 décembre
Tel les Empereurs décadents qui prenaient plaisir à regarder brûler Rome, leur capitale, le député Anciaux, sur la question des hôpitaux comme sur d’autres nous appelle à nous réjouir de mauvaises nouvelles. Lorsqu’il se satisfait du maintien éventuel d’un bloc chirurgical, d’un service de diabétologie ou du pôle mère-enfant, il faut bien lire en vérité que derrière ce maintien, ce sont tous les autres services de l’hôpital général qui sont remis en cause. Dans ses propos, tout est flou : Flou sur l’entité gestionnaire. Flou sur quel service à quel endroit. Flou sur combien d’emplois supprimés et quand. Flou sur les moyens consacrés par l’Etat au fonctionnement de l’Hôtel-dieu.
Au-delà des tartufferies d’un député en mal de devenir qui engage sa campagne avec le maigre bagage de celui qui a voté toutes les réformes toxiques des Gouvernements Fillon, dont la suppression de la tarification à l’acte, qui a mis en déficit automatiquement notre Hôtel-dieu, il est prêt à s’agiter, (même en allant jusqu’au Brésil pour le bonheur d’une photographie avec des comparses qui ne le regardent même pas) à nous faire croire qu’il compterait alors qu’en vérité il n’est comptable que de la raréfaction des moyens tant dans l’hôpital public que dans l’Education Nationale… Dans le dossier de l’Hôtel-dieu, qu’a fait l’Etat et le Gouvernement soutenu par Jean-Paul Anciaux ? Après l’avoir financièrement étranglé, il cherche aujourd’hui à le dépecer. Et après l’avoir dépecé, il voudrait nous faire croire que le maintien de quelques services suffirait à notre bonheur et surtout à la nécessité de se soigner dans la proximité. Non Monsieur Anciaux, nous ne voulons pas d’un hôpital au rabais. Notre industrie, notre population a besoin d’un ensemble de services conservant leur capacité d’agir et leur personnel. Vous avez été député pendant 14 ans, vous aviez tous vos amis au Gouvernement et vous n’avez rien fait, en vérité, pour notre hôpital : le temps des comptes à rendre vient…
Philippe BAUMEL
DERNIERE VILENIE AVANT NOELLundi 19 Décembre 2011ActualitésParu sur Gens du Morvan le 19 décembre
C’est sous le sapin que Nicolas Sarkozy et sa majorité parlementaire ont souhaité déposer la très mauvaise nouvelle de la suppression de 356 postes dans l’Education Nationale pour notre académie de Bourgogne. En tout début de vacances scolaires, cette soustraction de moyens vient malheureusement s’ajouter aux plus de 800 postes supprimés depuis cinq ans dans nos lycées de Bourgogne.
Le résultat est concret : une inégalité accrue des jeunes lycéens pour accéder aux formations qu’ils souhaitent partout sur notre territoire. Durant ces cinq années, toutes les inégalités se seront aggravées et notamment l’inégalité d’accès à la connaissance pour nos jeunes. Cette situation est particulièrement préoccupante pour l’avenir. D’autres solutions sont possibles et il faudra simplement faire le choix de ne pas aider les plus riches d’entre nous mais, tout au contraire, grâce à une fiscalité juste, de financer les postes d’enseignants qu’il nous manque ; faisant ainsi le pari de la matière grise de nos enfants et pour notre pays. Avec François Hollande, nous proposerons la création de 60 000 postes d’enseignants en cinq ans pour combler ce cruel déficit. Après Noël, le printemps viendra.
Philippe BAUMEL
LETTRE OUVERTE DE PHILIPPE BAUMEL A JEAN-PAUL ANCIAUXLundi 12 Décembre 2011ActualitésParu sur Creusot Infos le 8 décembre
Monsieur le Député,
La majorité de gauche du Sénat vient d'adopter ce jeudi la proposition de loi constitutionnelle visant à accorder le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l'Union Européenne résidant en France depuis plus de cinq ans. Par ce vote symbolique de l'adhésion aux valeurs républicaines inscrites aux frontons de nos mairies, la Chambre haute s'inscrit dans le sens de l'Histoire. Du Luxembourg à la Slovénie, de la Suède au Danemark, de la Belgique à la Finlande ou aux Pays-Bas, la plupart des pays européens permettent déjà aux étrangers résidant sur leur sol de s'exprimer lors des élections locales. C'est aussi le cas de nombreux autres pays dans le monde, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. La France solidaire que nous appelons de nos voeux ne doit plus refuser l'intégration dans la République d'habitants de nos villes et nos villages, qui participent à la vie économique du pays, qui l'enrichissent par leur travail, qui s'impliquent dans la vie culturelle ou associative. Accorder le droit vote aux étrangers aux élections locales, c'est reconnaître et favoriser leur intégration dans notre société, c'est rendre leur dignité à des familles qui paient l'impôt chez nous, et qui participent déjà à nos élections prud'homales, de parents d'élèves ou d'offices HLM. Le Président de la République que vous soutenez a beaucoup zigzagué sur ce sujet, comme sur tant d'autres questions. La vérité, c'est que depuis 15 ans, Nicolas Sarkozy n'a cessé de contredire Nicolas Sarkozy. En 1997, il s'inscrivait résolument contre le vote des étrangers non communautaires. En 2001, virage à 180 degrés: dans son livre, "Libre", il se déclarait pour et argumentait son choix. En 2005, Ministre, puis en 2008, Président de la République, il y était toujours favorable. Son dernier revirement, en novembre 2011, n'abuse personne. Nicolas Sarkozy se livre, une fois de plus, à une basse manœuvre politicienne de drague des électeurs du Front National. Par peur d'être devancé par Marine Le Pen ou de ne pas bénéficier de ses voix au second tour, il nous ressort les vieilles ficelles de la peur et du rejet de l'autre. Après le vote courageux du Sénat, vous serez vous aussi appelé, Monsieur le député, à vous prononcer sur ce texte à l'Assemblée Nationale. Alors, derrière quel Sarkozy vous rangerez-vous? Derrière le Président de 2008 ou derrière le candidat de 2012? Philippe BAUMEL Président de l’UDESR 71
Philippe BAUMEL
"LA VRAIE CAMPAGNE COMMENCE"Vendredi 2 Décembre 2011ActualitésParu sur Creusot-Infos le 2 décembre
Les socialistes, par leur vote massif, m'ont confié la responsabilité de battre le candidat de la Droite lors des élections législatives de juin 2012. Aujourd'hui s'engage donc la vraie campagne, celle qui nous conduira à mettre un terme à dix ans de mandat inutile du député UMP sortant. Car qu'a fait M. Anciaux pendant tout ce temps à l'Assemblée Nationale ? Son bilan est plus maigre que les minimas sociaux !
En votant sans barguigner toutes les lois Sarkozy-Fillon, notre député-godillot a de surcroît, pris toute sa part dans l'aggravation des conditions de vie des Français et des habitants de notre circonscription. Il est grand temps de donner à l'Autunois/Morvan, au Creusot et aux cantons du Chalonnais un député utile, respectueux des engagements pris devant les électeurs et résolu à se battre, avec la nouvelle majorité de gauche rassemblée derrière François Hollande, pour l'avènement d'une société plus prospère, plus juste et plus humaine. Philippe Baumel, candidat du Parti Socialiste dans la 3ème circonscription de Saône-et-Loire
Philippe BAUMEL
PHILIPPE BAUMEL REAGIT A LA DISPARITION DE DANIELLE MITTERRANDMardi 22 Novembre 2011ActualitésParu sur Gens du Morvan, le 22 novembre
« J'apprends avec beaucoup d'émotion et de tristesse la disparition de Danielle Mitterrand. Résistante dès l'âge de 17 ans au Maquis de Cluny, profondément attachée aux valeurs de la Gauche et de la laïcité, l'épouse de François Mitterrand était une inlassable militante, une femme de conviction qui n'a jamais transigé sur ses engagements en faveur de l'égalité, de la liberté et de l'autodétermination des peuples. Je conserve d'elle, que j'ai eu le privilège de croiser souvent, le souvenir d'une femme libre, très impliquée dans ses combats, exigeante et sincère. »
Philippe BAUMEL
PHILIPPE BAUMEL A LANCE SA CAMPAGNE A ANOST AVEC ARNAUD MONTEBOURGVendredi 18 Novembre 2011ActualitésParu sur Gens du Morvan, le 18 novembre
C'est dans le Morvan, à Anost chez René Fortin, avec le soutien d'Arnaud Montebourg, d'élus et de militants socialistes des différents cantons de la 3e circonscription de Saône-et-Loire auxquels s'étaient joints quelques-uns de la Nièvre voisine que Philippe Baumel a annoncé jeudi après-midi sa candidature à l'investiture du PS pour les législatives de 2012 avec Ghislaine Colombo, conseillère générale du canton d'Autun Nord comme suppléante.
Une candidature résolument placée à gauche par le maire du Breuil, dans la ligne des idées défendues par le député de la Bresse au cours de la primaire pour la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Engager un profond changement « Parce que les les circonstances nationales et internationales sont particulièrement tendues, demain il faudra engager un changement profond de la société et, pourquoi pas une rupture » martèle Philippe Baumel en présentant les grandes lignes de son programme: rejet de la financiarisation de l'économie « qui fait de nous des assujettis », reprise en main de l'économie par le politique, réindustrialisation du pays avec la reconstitution de filières, réforme institutionnelle pour « rendre à chacun le sentiment d'appartenir au même ensemble national », un « acte III de la décentralisation pour rapprocher les décisions des citoyens », instauration de la proportionnelle figurent à son programme.. Énergie: engager une nouvelle transition « Sur la question du nucléaire, je le dis calmement: il faut opérer un choix » estime le candidat alors que la polémique enfle depuis l'accord PS-EELV sur la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production d'électricité en France à l'horizon 2025. « Dans les années 50, nous avons décidé de nous projeter dans l'avenir et de remplacer le charbon par l'atome et cela a fait gagner la France. Aujourd'hui il faut engager une nouvelle transition pour que l'énergie nucléaire laisse de la place aux énergies renouvelables... Une filière énergie éolienne ce sont aussi des centaines d'emplois et notre circonscription est bien placée avec un fabricant d'éoliennes, un fabricant de turbines, des établissements dans la grande industrie mécanique... » « L'urgence de la crise, l'affaiblissement de notre pays doit inciter ceux qui veulent se présenter à des responsabilités nationales à être clairs et dire très précisément ce qu'ils feront de leur mandat » ajoute-t-il, sur ce sujet comme sur les autres. Il faudra que la gauche ne mollisse pas « Un député c'est celui qu'on envoie à l'Assemblée nationale pour porter une parole, défendre une vision, construire un avenir et le mettre en acte, celui qui infléchit le cours des décisions. Il faut donc être en accord avec ce qu'il dit. Il faut avoir une connaissance de sa vision des choses, de ce qu'il veut faire où il veut nous emmener » renchérit Arnaud Montebourg avant d'ajouter: « A l'Assemblée, c'est compliqué. Pour convaincre il faut faire des majorités, il faut avoir de la patience, de l'énergie, de la persévérance et de l'obstination et je suis venu vous dire que Philippe Baumel a toutes ses qualités.... Nous avons cheminé pendant longtemps pour défendre une vision commune où l'économie est reprise en main par la politique et la politique reprise en main par les citoyens. L'économie a un rapport avec la démocratie, c'est ça le programme de la rénovation ». Il nous faudra des parlementaires qui se battent, il faudra que la gauche ne mollisse pas, je veillerai à ce que François Hollande soit sur cette ligne politique. Nous avons besoin de Philippe au parlement, les socialistes doivent se rassembler pour le désigner massivement pour que l'esprit des primaires puisse se poursuivre... » ajoute l'élu bressan.. Parmi les élus de l'Autunois Morvan, Jean-François Nicolas, conseiller général d'Épinac, Évelyne Couillerot, conseiller général du canton du Creusot Est, Michel Dessertenne ancien conseiller général du canton de Lucenay et Jean-Claude Nouallet, maire d'Anost, étaient présents à cette présentation de candidature de Philippe Baumel et Ghislaine Colombo. René Blanchot, maire de Glux-en-Glenne était également présent, ainsi que Sylvain Mathieu, premier secrétaire fédéral du PS nivernais. Christian Paul, retenu à l'Assemblée avait envoyé un message de soutien. Les militants désigneront leur candidat le 1er décembre. Deux candidats sont actuellement déclarés: Philippe Baumel et Rémy Rebeyrotte.
Philippe BAUMEL
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