La Poste : mise à mort du service publicMardi 23 Juin 2009Actualités
En transformant La Poste en société anonyme, le gouvernement continue d’appliquer sa méthode de soumission des services publics à des dogmes comptables et à une vision de la République calquée sur le pseudo impératif de rentabilité. Après la déréglementation du secteur postal en Europe, voici venu le temps du dépeçage des services publics.
Les conséquences attendues sont préoccupantes : fin de l’égalité tarifaire, inévitable disparition d’une partie des 17 000 « points de contact »… Peu à peu, La Poste est sacrifiée sur l’autel de la concurrence et de la rentabilité. La Poste n’est pourtant pas une entreprise comme les autres. Elle est un outil du développement de notre pays et elle est une condition de l’égalité pour les hommes comme pour les territoires. Malheureusement déjà soumise à la concurrence, elle sera immanquablement aspirée dans la logique de privatisation. Les quelques artifices visant à camoufler l’inéluctabilité de la privatisation ne feront pas illusion longtemps. Avec cette loi, le gouvernement porte l’estocade au service public postal français.
Philippe BAUMEL
« J’irai jusqu’au bout », mais de quoi ?Mardi 23 Juin 2009Actualités
En s’exprimant devant le Congrès réuni à Versailles, le président de la République a dit en substance qu’il irait jusqu’au bout. Mais au bout de quoi ? Son intervention n’était-elle pas celle d’un chef de l’Etat en grande difficulté ?
Sur le plan financier, d’abord, la situation de notre pays est catastrophique. La solution proposée par Nicolas Sarkozy ? Un grand emprunt national ! Autrement dit, une nouvelle dette laissée aux générations futures. Plutôt que de faire contribuer ceux qui ont les moyens de le faire, en supprimant par exemple le bouclier fiscal, le président a choisi l’endettement de nos enfants. Pas un mot sur le soutien nécessaire aux nouveaux chômeurs. Simplement, un discours de stratégie politique. Car, même si une réforme des collectivités locales est nécessaire, elle ne doit sûrement pas l’être sur le seul principe de la division par deux du nombre d’élus locaux. Communes, départements et régions ont démontré ces dernières années leur importance pour venir en aide aux Français les plus fragiles de plus en plus délaissés par l’Etat. Sur le plan politique, ensuite, le constat s’impose au président de la République : le score de l’UMP aux élections européennes est faible même si ce parti arrive en tête. N’ayant aucune réserve de voix, il lui est difficile d’avancer avec le simple soutien de 28,5% des Français. D’autant que sa propre majorité n’est plus unanime, Dominique de Villepin et Alain Juppé, par exemple, n’hésitant plus maintenant à être très critiques à l’encontre du président. Enfin, un autre signe met en évidence les limites auxquelles nous sommes arrivés. En s’exprimant devant les députés et les sénateurs, mais en ne leur donnant pas le droit de s’exprimer à leur tour, ne serait-ce que pour lui poser des questions, le président a fait la preuve que cette constitution, modifiée par sa majorité, est totalement déséquilibrée. Tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains du président : exécutif et législatif. La représentation du peuple n’est là que pour écouter les questions et les réponses que le président se pose à lui-même, sans aucune possibilité de contradiction. Faiblesse économique, faiblesse politique, le pouvoir sarkozyste va jusqu’au bout. Oui mais de quoi ? De son désarroi et de son aveuglement, sans souci des difficultés du plus grand nombre.
Philippe BAUMEL
L’urgence de la refondationLundi 08 Juin 2009Actualités
Au petit jeu de savoir qui a gagné et qui perdu aux élections européennes, c’est clair : le parti socialiste a perdu.
Avec 28% des voix au niveau national et 30% en Saône-et-Loire, l’UMP arrive en tête. Une analyse simpliste consisterait à dire que les Français, malgré la politique catastrophique menée par Nicolas Sarkozy, continueraient à le soutenir. Ce serait oublier, comme le font tous les dirigeants de l’UMP, que 18 listes sur 19 étaient opposées à cette politique. Ce résultat signifie donc avant tout que 72% des Français désapprouvent la politique Sarkozy-UMP. Cette constatation n’empêche pas de reconnaître que le PS a été sanctionné par les électeurs. Pourquoi ? D’abord en raison de ce scrutin à un seul tour qui offrait aux électeurs de gauche de nombreux choix. Ensuite en raison de notre engagement trop faible et peu clair sur des sujets essentiels comme l’environnement. En définitive, je vois dans ce scrutin un signe fort adressé à la gauche par les Français qui lui ont dit dimanche soir : nous sommes prêts à vous faire confiance si vous avancez un programme audacieux, social et respectueux de l’environnement ; si vous savez vous unir, à l’interne comme à l’externe. L’urgence est donc à la refondation du parti socialiste, qui reste le pivot d’une alliance pour une majorité vraiment à gauche, pour une société plus égalitaire. Voilà le nécessaire et absolu travail qu’une génération nouvelle de responsables doit engager sans attendre. De ce travail naîtront l’espoir et la reconquête ; sans ce travail, la société française virera au populisme et à la démagogie à la Berlusconi.
Philippe BAUMEL
PS : VOYAGE A PARISVendredi 05 Juin 2009Actualités
Hier, je me suis rendu à Paris, en compagnie de militants de la troisième circonscription. Nous sommes partis sur les traces des Communards, de Jean-Baptiste Dumay, de Benoit Malon ou Jules Guesde au Père Lachaise puis nous avons visité le Sénat... Une belle journée consacrée à l'histoire du socialisme et à la vie civique...
Philippe BAUMEL
La fausse bonne idée du RSAMardi 02 Juin 2009Actualités
La mise en application du revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er juin est à l’image de la politique sociale de Nicolas Sarkozy : de beaux avantages pour les entreprises, des miettes pour les Français les plus en difficulté.
Le principe énoncé au départ pouvait séduire. L’idée de faire en sorte que nos concitoyens privés d’emploi puissent remettre le pied à l’étrier en reprenant une activité qui soit plus attractive financièrement que les minima sociaux est louable. Malheureusement, dans les quelques villes ou départements où le dispositif a été expérimenté, il s’est avéré très peu efficace. Le contexte global de crise dans lequel nous vivons n’est absolument pas favorable à la réussite de ce système. Pourquoi ? Parce que, en période de consommation fortement réduite, les entreprises suppriment des emplois, d’abord les intérimaires, puis les CDD et, enfin, les CDI. Et donc, certaines d’entre elles vont être tentées d’utiliser le RSA à l’inverse de son objectif : c’est-à-dire comme complément de rémunérations déjà très basses générées souvent par des emplois à temps partiel. Ainsi, en cette période où l’emploi est une denrée rare, le RSA sera un accompagnement de plus à la flexibilité du travail et à la baisse des rémunérations. Et plutôt que d’aider les plus faibles, en vérité le RSA les maintiendra dans la précarité. Voilà comment, en fonction de la météo économique et de l’opportunisme de quelques-uns, une idée généreuse se transformera en soutien à la dérégulation sociale et en fausse bonne idée.
Philippe BAUMEL
Le prix d’une idée folleVendredi 29 Mai 2009Actualités
Qui va financer les mesures de Xavier Darcos et de Nicolas Sarkozy sur la « sécurisation » des lycées ? Pour la région Bourgogne et ses 124 lycées, le coût d’installation d’une vidéo surveillance est de l’ordre de 32000 € par établissement, ce qui fait au total 3.968.000 €. Sans compter les éventuels portails automatiques et autres portiques de détection… L’installation d’un portail automatique coûte environ 12.000 € !
Quand on sait que l’Etat n’arrive pas à trouver un million d’euros pour finaliser un projet autrement plus bénéfique aux élèves, l’ENT (Environnement numérique de travail), j’ai pour le moins un doute sur sa capacité à financer ces mesures. Par conséquent, ces annonces ne sont pas sérieuses ; chacun l’aura compris, elles n’ont pour objet que d’alimenter un débat cher à l’UMP, celui de la sécurité, qui le ramène sur le tapis à l’occasion de chaque campagne électorale.
Philippe BAUMEL
Surveiller et punir plutôt qu’éduquerJeudi 28 Mai 2009Actualités
Les mesures dites de sécurisation des lycées avancées par le ministre de l’Education nationale et relayées par le président de la République sont tout à fait symptomatiques de la politique actuellement appliquée dans notre pays.
Vidéosurveillance, portiques de détection, fouille des cartables : autant de préconisations qui, toutes, sont d’ordre répressif. Même si la solution au problème de la violence dans les établissements scolaires - dont il faut d’ailleurs se garder de faire une généralisation, notamment dans une région comme la nôtre -, n’est pas forcément simple à résoudre, ce n’est pas par la répression que l’on éduquera des citoyens en devenir. Et si le lycée ou le collège n’est pas le lieu où doit se faire l’éducation, où se fera-t-elle ? J’ai vraiment le sentiment que les propositions Darcos-Sarkozy sont les révélateurs de l’échec de ce tandem dans le domaine de l’éducation nationale. Ce n’est pourtant pas faute de les avoir alertés. Nous avons été nombreux à leur prédire que les suppressions de postes massives, par dizaines de milliers, auraient pour conséquence de réduire la qualité de l’enseignement, mais aussi et surtout de l’éducation de nos enfants. Le gouvernement est aujourd’hui face à un constat auquel la seule réponse possible, de son point de vue, est la répression, la suspicion. Avec une mise en œuvre bien souvent ridicule : par exemple, avec un portique installé à l’entrée d’un lycée de taille moyenne (800 élèves), il faut 3 h 30 pour faire entrer tout le monde ! Cependant, ce qui, au final, est paradoxal, c’est que le coût de ces mesures sera énorme. Et, là encore, rien n’est dit sur le sujet parce que l’on s’est précipité, suite à un événement dramatique (l’agression d’un professeur), pour annoncer des mesures non réfléchies, non budgétées. Mais, après tout, cet aspect des choses n’est-il peut-être plus du ressort de l’Etat puisque - c’est devenu une habitude - ce sont les régions et les départements qui sont la pluârt du temps invités à mettre la main à la poche. Diminuer les dépenses de l’Etat pour sacrifier l’éducation de nos jeunes et réengager ensuite des dépenses nouvelles (à financer par d’autres) pour résoudre les problèmes qui ont ainsi été créés me paraît être le comble de la mauvaise gestion politique !
Philippe BAUMEL
ASCENSION DU MONT BEUVRAY : LUNDI 1er JUINJeudi 28 Mai 2009ActualitésEn présence de Mustapha SADNI et d'Aurélie FILIPPETTI, candidats aux élections européennes dans la circonscription EST
Philippe BAUMEL
Pour une révolution agricoleMercredi 20 Mai 2009Actualités
Alors que l’agriculture, avec le charbon et l’acier, a été l’un des piliers de la construction européenne, l’Union européenne de M. Barroso asphyxie les agriculteurs et anesthésie l’économie en général. Qu’on songe seulement qu’il ne reste que 400 000 exploitations, dont plus de 80 000 supérieures à 100 hectares et que, dans trente ans, il risque de ne rester que 200 000 agriculteurs en France… Il plane une menace sérieuse sur le potentiel agronomique français : cela implique donc une véritable prise de conscience et une action rapide.
Les producteurs de lait ont raison de manifester aujourd’hui car le prix auquel ils vendent leur production, du fait de la dérégulation, est très en dessous de ce qu’elle leur coûte à produire. Alors que les céréaliers n’ont aucun besoin des subventions massives qu’ils reçoivent de l’UE, les autres secteurs de l’agriculture sont étranglés. Et ce phénomène va s’accroître avec le futur zonage qui va complètement bouleverser le système des aides, et particulièrement dans une région comme la Bourgogne. Ce qui est vrai dans les anciens pays de l’UE l’est aussi, à cause de ce système ultra libéral qui joue la concurrence contre la solidarité, dans les pays entrants. Je reviens de Pologne où les petits agriculteurs (il y a là bas 2,5 millions d’exploitations), qui espéraient beaucoup de l’adhésion de leur pays à l’Union, sont eux aussi soumis à cette loi de la concurrence effrénée, voyant les céréaliers de pays de l’ouest européen racheter leurs terres par milliers d’hectares avec pour seul objectif de percevoir les primes européennes. Quand le marché et la concurrence s’insinuent partout, que reste-t-il de notre sécurité alimentaire ? Par chance, la fièvre libre-échangiste n’a pas encore atteint l’agriculture (hormis la banane, sacrifiée voici une décennie). Cela permet de traiter le problème sur un plan d’abord européen. Face à cette gigantesque injustice qui ne peut conduire qu’à une catastrophe alimentaire, écologique et sociale, il est grand temps de conduire une réflexion sur les modes de production agricoles au niveau de l’ensemble des 27 pays européens, de trouver enfin des solutions favorables aux consommateurs, mais aussi aux agriculteurs. On n’évitera pas le débat sur la redéfinition des aides, sur la question foncière (nous perdons chaque année 50 000 hectares de terres agricoles), la question du mode production (moins intensif) ou la question de la distribution. Il nous appartient de travailler à une autre vision de l’agriculture. Ce qui doit être une véritable révolution verte ne peut pas être conduite avec des gens comme M. Barroso et comme ceux qui, en France, se présentent comme des « amis » des agriculteurs. Ainsi, dans notre département, le silence de certains parlementaires de l’UMP, qui se sont toujours réclamés du « monde agricole », est pour le moins troublant, quand on considère qu’il en ont en fait été les principaux fossoyeurs. Le 7 juin, nous avons l’occasion de dire non à toutes ces listes, du front national à l’UMP en passant par le Modem, qui sont composées de femmes et d’hommes politiques totalement responsables de la situation actuelle de l’agriculture. A l’image de Michel Barnier qui, relayé par M. Le Métayer (représentant les céréaliers qui sont largement majoritaires dans le syndicat dominant), porte une lourde part de responsabilité dans la situation des producteurs laitiers alors qu’il fait mine de s’en offusquer… Saisissons, le 7 juin, l’opportunité de construire une autre agriculture européenne en votant pour les listes socialistes.
Philippe BAUMEL
|
Les News
Liste de liens
|
Inscription à la newsletter
Tags
baumel
bourgogne
communauté urbaine
conseil régional
contribution
ecole
ecole de la république
eddy merckx
etat
hollande
jsl
le breuil
lycées
mouvement social
néoconservateur
néolibéral
néolibéralisme
privatisation
ps
rcea
référendum
régimes spéciaux
république
sarkozy
social-libéralisme
socialisme
socialiste
ségolène royal
udesr
université
En direct des blogs amis...
|
|
philippebaumel.net , le blog de Philippe Baumel , philippebaumel@yahoo.fr
|
||


















Congrès : Contribution Pour une République égalitaire
