Blog de Philippe Baumel

BLOG DE PHILIPPE BAUMEL “ Le socialisme et la République sont inséparables car, sans la République, le socialisme est impuissant et, sans le socialisme, la République est vide ” Jean JAURES

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Lorsqu'on formule des voeux, on a évidemment l'espoir qu'ils se réalisent. Or, dans ces tout premiers jours de 2010, je serais bien en peine de vous souhaiter une augmentation de votre pouvoir d'achat, une diminution du chômage, un apaisement des rapports sociaux. Sauf à le faire sans aucun souci de résultats! Autrement dit, de le faire pour les convenances...

Force est de constater que ces objectifs, s'ils sont les souhaits que l'on peut avoir pour la France et pour les Français, ne pourront être atteints par de simples voeux en 2010!

Notre pays est profondément divisé. D'un côté des riches qui le sont de plus en plus. De l'autre, des pauvres, qui sont de plus en plus nombreux et de plus en plus démunis. Cette fracture sociale est même amplifiée par un phénomène que l'on croyait disparu depuis la Révolution, celui de la différenciation en fonction de l'appartenance géographique. Les coupes sombres effectuées dans l'ensemble de nos services publics et de nos collectivités territoriales, l’acharnement de nos gouvernants a combattre tous les outils de l’égalité républicaine a commencer par l’éducation nationale ont en effet accentué les différences sociales selon qu'on habite au centre d'une grande ville ou dans une banlieue ou à la campagne.

Les libéraux ont voulu nous soumettre à la mondialisation, en instaurant une sorte d'hyper-loi selon laquelle seule l'économique déciderait de notre avenir. Mais, même ce système, où un certain équilibre s'était instauré pour assurer le bien-être des plus nantis, est en profond bouleversement. La Chine, où la production est réalisée au mépris de toutes les lois sociales et environnementales, accroît sans cesse sa puissance, alors que les Etats-Unis régressent chaque jour un peu plus.

Dans ce contexte, les seuls vœux sincères que nous pouvons formuler sont des voeux de combat pour faire émerger des idées nouvelles qui nous permettront, au niveau européen, de trouver toute notre place dans le jeu des grandes puissances et même de devenir un modèle économique, social et environnemental. Cette forme de combat est à inventer, elle ne naîtra que grâce à des idées rebelles, sans aucun doute dérangeantes. Quelles qu'elles soient, elles ne pourront être efficaces que si elles intègrent les rapports de classes, seule grille de lecture d'une politique de changement. Alors avec appétit et détermination, j’adresse a chacun de vous des vœux pour que 2010 soit une année citoyenne loin de toute mièvrerie convenable mais faite de luttes et de victoires pour plus d’égalité et de fraternité».



Philippe BAUMEL

Président de l'UDESR

Philippe BAUMEL
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Un peu de cohérence, M. Anciaux!

Jeudi 24 Décembre 2009

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Un peu de cohérence, M. Anciaux!
«On ne doit doit pas sacrifier l'économie pour l'écologie. Les contrats c'est de l'emploi. Moi c'est ma philosophie et mon objectif est de contribuer à maintenir ou de développer l'emploi, si possible au Creusot».
S'ils n'étaient pas naïfs et dérisoires, je trouverais scandaleux les propos de M. Anciaux à son retour de Pékin. S'il était en effet si attentif au maintien et à la création d'emplois, au Creusot d'abord et en France ensuite (je rappellerai qu'il est député de la nation!), M. Anciaux aurait par exemple voté les budgets du conseil régional de Bourgogne qui ont apporté des aides aux entreprises bourguignonnes, qui ont permis aussi de construire des gymnases, des internats, des CDI dans les lycées et qui, de ce fait, ont apporté de l'emploi aux entreprises bourguignonnes. Et qui ont par ailleurs respecté les normes de développement durable. Mais il n'a pas voté ces aides!
Monsieur Anciaux devrait ensuite consulter les chiffres de l'OCDE qui lui indiqueraient que le montant total des exportations de l'ensemble des pays de l'Union européenne vers la Chine est inférieur aux exportations vers... la Suisse! Il y a effectivement, dans ce total, les centrales nucléaires françaises, mais les Chinois n'ont pas tellement le choix. S'ils ont décidé d'acquérir la technologie française dans ce domaine, ce n'est pas pour les beaux yeux de M. Anciaux, c'est tout simplement parce que c'est la plus fiable.
Cela nous laisse donc une marge de manoeuvre considérable pour, au minimum, négocier les conditions de nos importations à partir de la Chine. En exigeant par exemple que les normes sociales et environnementales soient mieux respectées en Chine. Une hausse de la taxation à l'importation des produits chinois élaborés dans des conditions désastreuses pour les ouvriers chinois et pour la planète ne serait nullement scandaleuse.
En attendant que M. Anciaux réfléchisse à tous ces aspects et en espérant que ce temps de réflexion ne sera pas trop parasité par l'énergie qu'il déploie à chaque instant pour obtenir un poste de secrétaire d'Etat au gouvernement, je lui souhaite un très bon Noël avec les objets qu'il a peut-être rapportés de Pékin : un ours en peluche fabriqué par des gamins de l'âge de ceux auxquels il est destiné? Un train électrique qui ne respecte pas les normes de l'UE? Un couteau Laguiole fabriqué avec du métal non alimentaire? Autant d'objets qui, s'ils avaient été fabriqués en France, auraient créé de nombreux emplois...
Philippe BAUMEL
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Article paru le 10 décembre sur Marianne2


L'histoire ne doit pas devenir une langue rare




Nouvelle étape du mouvement brownien engagé par le pouvoir, la réforme du lycée restera comme une forme d’archétype de la méthode Sarkozy. Des bonnes intentions, des contradictions, un acharnement comptable suicidaire et cette petite touche, ce je-ne-sais-quoi de défiance envers les savoirs qui caractérise l’équipe du Président de la République.

Beaucoup l’ont dit mais il est sans doute bon de le répéter : une réforme du lycée sans réforme du collège est en soi inepte. Au-delà de ce constat, c’est à une réalité pesante sur notre société qu’il faut s’attaquer : celui de l’inégalité territoriale. Qu’on se rassure, les lycéens du Lycée Pasteur de Neuilly, ceux d’Henri IV, souffriront peu ou pas du tout de la réforme de Luc Chatel. Il est certain que, dans notre pays, les inégalités se creusent entre établissements et particulièrement entre les établissements ruraux et ceux des centres-villes les plus aisés. C’est ce qui explique que les éternelles bonnes intentions manifestées en matière scolaire soient vouées à l’échec du point de vue de la réduction des inégalités. On peut vouloir – et c’est heureux - renforcer les langues ou la filière littéraire… cela ne fait pas une logique globale, encore moins une politique…

Il est évident que développer les options a un avantage immédiat : cela permet de réduire des « coûts», de renforcer le numerus clausus au CAPES et à l’Agrégation. Cela contribue efficacement à suivre le fil conducteur de la politique scolaire du gouvernement : réduire l’éventail de la carte des formations. «Optionnalisons ! » tel semble être le mot d’ordre du pouvoir. Contribuant ainsi à établir une inégalité territoriale de plus en plus évidente dans notre pays, il a délibérément choisi la voie du déclin…

Jusqu’ici les langues rares (bien qu’il faille définir ce qui est une langue rare), les langues anciennes, les disciplines artistiques faisaient les frais de cette politique. On appauvrit la carte des formations, on appauvrit l’Education nationale, on appauvrit le pays. Et l’on est en droit de se demander s’il n’y a pas une stratégie bien plus dangereuse à moyen terme. Une fois l’Ecole amoindrie, affaiblie, une fois cette immense entreprise de paupérisation de l’Ecole achevée, ne nous tiendra-t-on pas le discours de la « nécessaire » privatisation de celle-ci au nom de « l’efficacité » ? Mais aujourd’hui, on ne s’arrête plus au cœur des «humanités », on va plus loin, on s’attaque, insidieusement, au lien social…

Coup terrible, l’idée de rendre l’histoire optionnelle en Terminale S prend une toute sa signification. On s’apprête à sacrifier une matière fondamentale de la formation des lycéens sur l’autel d’une idée aussi vague que fumeuse dictée par la volonté de réduire des coûts. La culture générale est un coût pour un Président de la République avocat d’affaire et un Ministre directeur du marketing. Or, le lycée n’est pas le lieu de la formation de spécialistes. Il doit être le lieu de la formation de citoyens capables par une culture commune, par des connaissances suffisamment larges de s’insérer dans la société, de participer à la vie de cette communauté civique qu’est la nation, de prendre part à la vie de la cité… Rendre l’histoire optionnelle c’est un peu, à mon sens, comme vendre les collections du Louvre au motif qu’elles vaudraient beaucoup d’argent ou expulser les Rougon-Macquart de nos bibliothèques au motif qu’ils prennent trop de place…

L’Ecole ce n’est certes pas qu’une question de « moyens ». Mais un pays qui investit massivement dans l’Education, dans la connaissance, de la maternelle à l’Université est un pays qui gagne en moral collectif. Au contraire de l’actuel gouvernement, à l’image de ce que les majorités socialistes et progressistes font dans les Régions, il est grand temps, en France, de faire le pari sur l’intelligence.
Philippe BAUMEL
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C’est Frêche, c’est rance…

Jeudi 10 Décembre 2009

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Malgré ses écarts, ses frasques, ses calembours et ses provocations, le promoteur de la « Septimanie », brillant médiéviste et piètre camarade socialiste, sera donc soutenu par notre parti pour les élections régionales de mars prochain. A cette nouvelle, on peut légitimement ressentir un certain malaise. Ne nous étendons pas sur les différentes diatribes de Georges Frêche. Elles ne sont pas à son honneur et ne rendent pas justice au militant et l’intellectuel qu’il fut dans sa région. Elles rendent seulement compte de ce qu’un pouvoir exercé seul rend possible chez un homme à la fois intelligent et convaincu lorsque, les années passant, un soupçon de mégalomanie mêlé à un goût immodéré de la provocation stérile s’emparent d’une personnalité comme le camarade Frêche.

On pouvait renouveler l’équipe en place, choisir un Président neuf et rassembleur. On ne l’a pas fait. Le choix de renouveler la confiance du PS à Georges Frêche répond moins à un souci éthique qu’à la volonté de ménager des intérêts locaux et une personnalité dont le potentiel de nuisance dans les Congrès internes du parti est avéré. Dans une vie politique, on ressent parfois le sentiment du Hugo des « Mains sales ». C’est pour moi aujourd’hui le cas.

Les dégâts causés risquent d’être importants. J’ai envie de crier à mon parti à propos du camarade Frêche : « Non récupérable ! »… Puisse ce petit message être entendu et que la rénovation du PS y gagne…
Philippe BAUMEL
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Entre schizophrénie et contorsionnisme

Mercredi 2 Décembre 2009

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Entre schizophrénie et contorsionnisme
J'attends avec une certaine impatience de voir comment l'UMP va conduire sa campagne pour les élections régionales. Il faudra à MM. Sauvadet, Anciaux et de Raincourt beaucoup de talents de contorsionnistes pour expliquer sur le territoire bourguignon leur réforme des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle.
En tant que parlementaires, ils se sont en effet efforcés de détruire tout ce qui avait été construit en matière de décentralisation, autrement dit tout ce qui avait fait de nos communes, nos départements et nos régions des collectivités indépendantes agissant au plus près de la réalité de nos concitoyens. Il faut rappeler qu'avant les lois de décentralisation de 1982 ces collectivités étaient sous la tutelle des préfets, sans véritable autonomie. Ce que veulent ces trois parlementaires et l'ensemble de leurs co-listiers qui les soutiennent, c'est ni plus ni moins qu'un retour à cette situation. Et donc un retour en arrière de près de 30 ans, ce qui, pour des responsables politiques, a un côté quelque peu inquiétant! Comment préparer une Bourgogne de demain en utilisant un système vieux de 30 ans?
Que propose la réforme défendue avec ardeur par M. Anciaux? Elle dénature dans un premier temps ces collectivités en imposant des intercommunalités sans l'accord des maires et le regroupement des conseils généraux et régionaux; elle leur coupe les vivres dans un deuxième temps en supprimant la taxe professionnelle qui est l'une de leurs ressources essentielles. N'oublions pas que 73% des commandes publiques, largement financées par la taxe professionnelle, proviennent des collectivités territoriales. Celles-ci vont bien évidemment diminuer considérablement, avec pour conséquence des pertes d'emplois pour les entreprises, souvent installées sur le territoire bourguignon, qui obtenaient ces commandes.
Ces réformes constituent un choix politique que je conteste, mais c'est un choix politique. Le problème, c'est qu'il est totalement incompatible avec la mission qui est celle du conseil régional aujourd'hui. En 2004, même si les Français avaient alors décidé de ne pas les porter aux responsabilités, les candidats de droite avaient toute légitimité à se présenter aux élections régionales. Ils défendaient des projets qui n'ont pas été retenus, mais ils s'inscrivaient dans le cadre du fonctionnement normal d'un conseil régional. En 2010, en revanche, sauf à renier publiquement les décisions qu'ils ont prises à l'Assemblée nationale ou au Sénat, trois têtes de listes au moins ont le choix entre la schizophrénie ou le renoncement.
Philippe BAUMEL
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Courage, Fuyons !

Lundi 23 Novembre 2009

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Courage, Fuyons !


Les conseillers régionaux UMP ont choisi ce matin de quitter l’hémicycle. Je les comprends. Alors que nous évoquions la réforme des collectivités territoriales et de la taxe professionnelle, ils n’avaient aucun argument à avancer pour justifier ces réformes scandaleuses. Et ils nous ont donc rejoué le film d’Yves Robert, Courage, Fuyons !
Que dire en effet de positif sur le retour en arrière de 27 ans que va nous imposer la réforme des collectivités territoriales ? Car c’est bien de cela dont il s’agit : les lois de décentralisation de 1982 ont permis aux mairies, aux départements et aux régions d’acquérir une autonomie qui leur permet d’agir au plus près des gens. La réforme va les contraindre à retomber sous la tutelle préfectorale.
Pour ce qui concerne la suppression de la taxe professionnelle, le gouvernement a trouvé là le moyen d’étrangler financièrement ces mêmes collectivités. Cette taxe leur permet en effet de réaliser des travaux qui créent des emplois. Je rappellerai pour mémoire que 73% des commandes publiques émanent des collectivités. Sans taxe professionnelle, les collectivités ne pourront plus investir, elles ne pourront plus subventionner les associations, ce qui va transformer nos communes et nos territoires en véritables déserts culturels et économiques.
Alors, oui, je comprends la fuite des conseillers régionaux UMP ce matin, mais j’attends avec une certaine impatience leurs arguments pour expliquer ces réformes lors de la prochaine campagne pour les élections régionales de 2010. Là, ils ne pourront plus se défiler, il leur faudra s’expliquer.

Philippe BAUMEL
Vice-Président du Conseil régional
Philippe BAUMEL
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EXPOSITION JEAN JAURES - JEAN LAVILLE A GUEUGNON ET DANS LE DEPARTEMENT.
Philippe BAUMEL
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Courtois mais pas sincère…

Mercredi 18 Novembre 2009

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Un mode de scrutin berlusconien...
Un mode de scrutin berlusconien...


Monsieur Courtois a délivré le message de l’UMP sur la réforme des collectivités territoriales. Aux suppressions de compétences et à la recentralisation autoritaire engagée par le projet gouvernemental, le sénateur-maire de Mâcon donne un joli nom : « harmonisation ». L’opération engagée vise en fait à constituer de fausses régions vidées de leurs compétences et sans plus d'autonomie budgétaire. Pour Monsieur Courtois, il s’agit là d’un progrès. Pour les socialistes, il s’agit d'un retour à une forme d'administration étatique d'avant 1982 et donc d’une régression.
Lorsque Jean-Patrick Courtois clame que le mode de scrutin sarkozyen a été emprunté au programme commun d’union de la gauche, on hésite entre le rire et la consternation. D’abord parce qu’il n’en était pas question dans le programme d’Union de la Gauche, ensuite parce que ce mode de scrutin a en fait été emprunté au système qu’avait mis en place Silvio Berlusconi pendant sa première mandature… Rendons à Silvio ce qui est désormais à Sarko.
Enfin avec l’annonce de la mise en orbite électorale d’Arnaud Danjean, on constate le peu de cas que l’UMP fait du vote de ses militants qui avaient désigné Jean-Paul Anciaux. De retour des Balkans, Monsieur Danjean saura-t-il mettre fin aux guerres de factions du parti présidentiel ? Rien n’est moins sûr…

Philippe BAUMEL
Président UDESR
Philippe BAUMEL
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Le sarkozysme se fissure

Lundi 9 Novembre 2009

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En donnant, dimanche, le coup d’envoi de la campagne UMP pour les élections régionales, le premier ministre François Fillon a fait un triple aveu. En appelant d’abord sa majorité à se rassembler, il constate officiellement que celle-ci est fissurée. En prévenant ensuite que les élections intermédiaires sont souvent mauvaises pour la majorité en place, il anticipe sur les résultats de celles-ci en mars 2010, s’appuyant sans doute sur les coûteux sondages que l’Elysée et le gouvernement ne manquent pas de commanditer sans pour autant en donner les résultats officiels. En tentant enfin de justifier le renoncement de plusieurs de ses ministres à briguer la tête de liste dans les régions, il reconnaît que ses amis les plus proches ne font pas preuve d’un grand enthousiasme pour se présenter, dans le contexte actuel, devant les électeurs.
Ce triple aveu intervient à un moment tout à fait symbolique, celui du dixième anniversaire de la chute du Mur de Berlin. J’ai le sentiment que le sarkozysme, comme ce mur de la honte, est en train de se fissurer.

Philippe Baumel
Directeur de campagne de François Patriat
Philippe BAUMEL
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Une indispensable loi-cadre pour l’agriculture

Quel est le sens de la subvention de 650 millions d’euros et du prêt de un milliard d’euros accordés aux agriculteurs par l’Etat ? C’est tout simplement l’absence de volonté de régler les problèmes de fond de l’agriculture.
Plutôt que de donner l’impression qu’il porte un regard bienveillant sur les agriculteurs en apportant une goutte d’eau dans un océan de détresse, l’Etat serait bien inspiré d’engager une large concertation visant à édifier une loi-cadre pour le 21e siècle. Comme l’avait fait dans les années soixante Edgar Pisani, ministre du général de Gaulle.
Il est en effet urgent de redéfinir des règles pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail tout en proposant des produits de qualité. Le temps des productions de masse faites au mépris de la santé publique et de la préservation de l’environnement est terminé. Et ce serait le rôle de la France d’impulser auprès de l’Union européenne cette volonté de rebâtir cette agriculture porteuse d’avenir. Si elle ne le fait pas, nous serons alors contraints de donner quatre sous à chaque nouvelle crise en constatant, quatre ans plus tard, que cela n’a servi à rien, que le revenu des agriculteurs ne cesse de baisser et que les exploitations disparaissent une à une.
La question est de savoir avec qui entamer ces grandes négociations pour l’avenir immédiat de notre agriculture car je suis forcé de constater une désaffection certaine des agriculteurs pour leurs organisations syndicales. Récemment encore, nous avons observé que celles-ci étaient « à la remorque » des revendications, qu’elles ont été contraintes de « prendre le train en marche » pour canaliser le mécontentement, mais qu’elles n’étaient pas à l’origine de la définition des actions.
Dans ce contexte, le président de la République serait bien inspiré de convoquer des états généraux de l’agriculture rassemblant tous les acteurs de la filière : les agriculteurs bien sûr, mais aussi tous les représentants de la distribution, y compris les associations oeuvrant pour des circuits courts, les associations de consommateurs, etc. Ce serait le point de départ indispensable à l’élaboration de la loi-cadre qui aurait une vision de l’agriculture pour les 10 ou 15 prochaines années et qui entraînerait le même type de prise de conscience dans les autres pays européens.

Philippe BAUMEL
Président de l’UDESR
Philippe BAUMEL
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Notre Bourgogne : le réseau social des socialistes pour les Régionales de mars 2010

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