Blog de Philippe Baumel

BLOG DE PHILIPPE BAUMEL “ Le socialisme et la République sont inséparables car, sans la République, le socialisme est impuissant et, sans le socialisme, la République est vide ” Jean JAURES

DANS LE JSL DU 2 SEPTEMBRE

Jeudi 2 Septembre 2010

Actualités

DANS LE JSL DU 2 SEPTEMBRE

Philippe BAUMEL
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Le ministre de l'Agriculture est annoncé au lycée agricole de Fontaines pour la rentrée scolaire. C'est bien qu'un ministre de la République n'ait pas comme seuls soucis d'expulser les Roms hors de notre territoire, de dresser les Français les uns contre les autres ou de susciter la haine à l'égard des étrangers. C'est bien, sauf que ce ministre, si il est à Fontaine aujourd'hui où aucun enjeu lourd n'est d'actualité, il n'est pas venu l'an passé assumer ou simplement expliquer la fermeture pure et simple du lycée agricole de Semur-en-Auxois, décision pourtant de sa responsabilité.

Il est incompréhensible, à un moment de notre histoire où le besoin de renforcer et de consolider le tissu rural de notre pays est si grand, de constater, à chaque rentrée scolaire, qu'il y ait autant de suppressions de postes d'enseignants. Une politique que l'Etat conduit sans aucune concertation avec les conseils régionaux qui, pourtant, sont les principaux bailleurs de fonds des lycées, qu'ils soient agricoles ou qu'ils dépendent de l'Education nationale.

Mais au-delà de la formation des futurs agriculteurs, je pense aussi aux agriculteurs d'aujourd'hui qui n'ont jamais connu une situation financière aussi difficile, voir dangereuse pour nombre d'entre eux. La politique agricole menée par M. Sarkozy et Monsieur Le Maire a transformé nos agriculteurs en travailleurs pauvres. Aucun encadrement des marchés sur le prix de la viande, aucune réglementation non plus sur les fruits et légumes, et si peu et si tardivement sur le prix du lait. Pourquoi ? Parce que les responsables de l'Etat n'ont comme seule préoccupation que de favoriser les actionnaires des sociétés de grande distribution qui se comportent comme des tyrans vis-à-vis du monde agricole, le monde agricole et, par voie de conséquence, le monde rural, sont en voie de paupérisation.

J'attends avec une certaine impatience les explications que va apporter le ministre aux jeunes lycéens et à la profession dans son ensemble, mais je ne me fais pas grande illusion : à l'agriculture comme dans les autres ministères, on n'utilise plus que des arguments de communication, sans aucun intérêt pour le fond des dossiers. Le seul fond dont on puisse parler avec ce gouvernement, c'est celui dans lequel les Français sont de plus en plus nombreux à être précipités à cause de sa politique d'une injustice jamais égalée depuis la Royauté.


Philippe BAUMEL

Président de l'UDESR

Philippe BAUMEL
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Actualités

tribune parue sur Marianne2.fr le 25 juillet 2010

Philippe Baumel, membre du Conseil national du PS, veut en finir avec une Ve République qui malmène les valeurs républicaines. Selon lui, une nouvelle constitution permettrait de renouer avec l'esprit de la République vertueuse.


La IIIe République est morte de l’absence de confiance des élites en leur propre pays tout autant que de l’absence de choix stratégique de ses dirigeants politiques et de ses chefs militaires. La IVe République est morte de l’incapacité d’un pouvoir politique vacillant à affronter la décolonisation. La Ve République n’en finit plus de finir de la réduction du destin de la nation à une collection d’itinéraires individuels. L’étalage des ambitions individuelles égotistes, le flirt avec l’argent, l’appétit de notoriété, la passion pour le faire savoir et le mépris pour les savoir faire, l’étalage des signes extérieurs de réussite donnent à la fin de la Ve République un coté tragi-comique qui rappelle les derniers jours de Concini à la Cour de France.






Avec l'affaire Woerth, nous touchons le fond de la Ve République. Les soupçons, de plus en plus troublants, qui pèsent sur le ministre de l'Emploi, donnent donc à ce régime finissant un tour pathétique. D'un côté une milliardaire, qui semble avoir fait bénéficier de ses largesses bon nombre d'hommes politiques de premier plan; de l'autre un ministre de la République qui donne à penser qu'il a beaucoup de difficultés à dire la vérité. Eric Woerth, avant de salir la presse, a d'abord juré ses grands dieux qu'il ne connaissait pas le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt. Pressé par les mêmes médias qu'il a continué de plus belle à dénigrer, il a fini par reconnaître qu'il avait sans doute croisé M. de Maistre une ou deux fois, dont une pour lui remettre la Légion d'Honneur, décoration qui, elle aussi, semble avoir perdu de sa valeur. Et puis paraît cette information selon laquelle M. Woerth serait intervenu auprès de M. de Maistre pour qu'il embauche son épouse.






Encore et toujours l'argent au coeur de cette affaire qui est bien éloignée des voeux du président Sarkozy qui s'était engagé à faire une République irréprochable. Des voeux pieux qui démontrent que seule l'instauration d'une VIe République permettra à notre pays de sortir de ces sales affaires. Ce n'est pas un remaniement ministériel, désormais incontournable, qui changera en quoi que ce soit des pratiques instaurées, le soir même de son élection, par Nicolas Sarkozy lorsqu'il a célébré sa victoire au Fouquet's.





La République actuelle se meurt ? Il est temps de changer de Constitution, de changer de République et de revenir aux sources de ce qui fait l’Idée républicaine. La République actuelle se meurt ? Accrochons nous à l’Idée et réinventons la ! Au-delà des questions institutionnelles souhaitables (clarification des rôles du Président de la République, du gouvernement, du Parlement), il nous faut retrouver un état d’esprit qui place la « décence commune » au sommet de l’Etat, qui rende à la parole politique sa valeur et à la responsabilité politique son sens véritable. Parler de vertu dans l’atmosphère actuelle n’est pas un luxe ni une fantaisie : c’est une urgence. Parfois l’actuel gouvernement fait penser à la « maison aux secrets » de TF1 : même fascination pour le toc des plateaux télé et pour l’argent et à chaque épisode un nouveau secret livré à des citoyens réduits au rang de consommateurs et de téléspectateurs impuissants.





Meilleur contrôle par le Parlement du gouvernement, plus grande capacité du Parlement à légiférer librement, redéfinition du rôle du Président de la République… A ces mesures non exhaustives, il faudrait aussi ajouter l’interdiction des partis individuels qui contournent la loi sur le financement des partis pour permettre un financement des campagnes électorales par les fortunes de notre pays… A ces mesures, il faut faire correspondre un projet politique cohérent, visionnaire, qui donne un horizon à la France dans la mondialisation.





La VIe République peut être le plus sûr chemin pour retrouver l’esprit véritable de la République : celui de la Première République qui avait été inventée précisément pour donner les moyens au peuple d’affronter sa propre histoire.


Philippe BAUMEL
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Actualités

Tribune parue sur Marianne2.fr

Les événements de Saint-Aignan servent de prétexte au gouvernement pour sortir de son chapeau une série d'annonces qui ramèneront vers Sarko l'électorat de droite. Et peu importe que toute la communauté des gens du voyage soit sanctionnée à cause d'une poignée de délinquants. Tout est bon à prendre pour gagner des voix.


POUR SARKOZY, TOUS LES CHEMINS MENENT AUX ROMS


Les événements de Saint-Aignan n’ont rien de commun ni d’acceptable. Mais un barrage de police forcé et des événements sur lesquels la justice doit faire le jour ne peuvent pas servir de prétexte à une campagne propagandiste de la part du pouvoir. En la matière, la République se définit ainsi : c’est l’ordre républicain qui allie droit à la sécurité publique et droit de chaque citoyen à la sûreté. La République ce n’est pas la démagogie ni la stigmatisation. Souvenons nous des campagnes haineuses en Italie à l’égard des « Roms » : ont-elles réglé quoi que ce soit ? Elles ont réglé l’issue des élections au bénéfice de la droite : cela n’a pas échappé à l’Elysée.



En fanfare, une réunion consacrée aux « gens du voyages » a donc été organisée à l’Elysée.
Que nous annonce donc le gouvernement ? Que l’Administration fiscale va contrôler les déclarations de citoyens français ? On s’étonne que cela n’ait pas été le cas depuis toujours… L’étonnement passé, on ne peut reprocher à dix inspecteurs des impôts de regarder quelques déclarations fiscales. Pour le reste, on nous annonce le démantèlement de camps illicites. Certes mais c’est bien le moins que l’on fasse respecter la loi à condition que l’Etat lui-même la respecte et offre des possibilités de relogement, nous y reviendrons. Glorieusement, on va reconduire à la frontière les « roms » roumains ou bulgares, qui n’ont rien à voir ni de près ni de loin avec les événements de Saint-Aignan mais qu’importe ! Ils paieront pour d’autres… Les échanges de policiers instruiront certainement la Police nationale française sur la considération dont jouissent certains citoyens roumains dans leur pays, considération qui explique une bonne part de l’immigration illégale « rom »… Quant aux aires d’accueil, le département des Hauts-de-Seine ne servira pas d’exemple puisqu’il fuit ses obligations légales depuis des années.


Comme à son habitude, le pouvoir entretient la confusion : entre les « roms » et les « gens du voyages ». « Gitans », « manouches », « roms » sont pêle-mêle utilisés dans un esprit cynique qui consiste à tout mélanger pour être plus sûr que plus personne ne comprendra les tenants et les aboutissants de la question. Parmi les clichés utilisés par le pouvoir, on a échappé à une loi protégeant les hérissons du barbecue…


La Gauche ne doit cependant succomber ni à la démagogie ni à l’angélisme. Et la Gauche française ne peut, dans le même temps, être absente de ce débat. Elle se doit d’abord d’affirmer l’égalité des citoyens français quels qu’ils soient. Egalité en droits et en devoirs. Mais elle se doit de pointer les devoirs de la République, au premier rang desquels, il y a la question de l’éducation. Voilà un domaine où l’effort en matière de prévention peut être considérablement développé, voilà un domaine où la réaffirmation de la scolarité obligatoire est plus que jamais nécessaire. L’absence de cette thématique dans le discours de Monsieur Hortefeux est non seulement symptomatique mais ajoutons qu’elle est scandaleuse et qu’elle révèle la véritable motivation de cette théâtralisation de la question des « gens du voyage ». Il ne s’agit pas de brandir quelques cas de « caravanes écoles » pour camoufler qu’en matière éducative, l’Etat a failli devant toutes ses responsabilités à l’égard des enfants de gens du voyage. La scolarité obligatoire est une fiction, tous les élus le savent.


L’Etat demande, à juste titre, aux maires d’implanter des aires d’accueil, obligation devant laquelle reculent les collectivités amies de Monsieur Sarkozy dans son département d’origine. Dans le même temps, ce même Etat renonce à imposer la scolarisation d’enfants qui se retrouveront plus tard dans une société dont ils ne maîtriseront ni les savoirs fondamentaux liés à l’alphabétisation ni les règles les plus élémentaires.


A un niveau européen, puisqu’il est question des « roms », peut-on tolérer que, par le jeu cynique de gouvernements d’Etats situés à l’Est de l’Union européenne, on refuse une action collective, généreuse et décidée, en faveur d’une population victime d’analphabétisme, d’un taux de mortalité infantile insoutenable sur un continent développé et de quelques autres caractéristiques dont les gouvernements locaux ont la responsabilité depuis plusieurs décennies.


Le fantasme sécuritaire des voleurs de poules camoufle mal l’appétit démagogique de Nicolas Sarkozy. La roulotte des « gens du voyage » ou des « roms » sert à cacher la roulotte d’une droite prête à tout pour nous vendre sa camelote en 2012…

Philippe BAUMEL
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CICERON : VICTIME DU SARKOZYSME

Mardi 31 Août 2010

Actualités

Tribune parue sur Marianne2.fr le 2 août 2010

Philippe Baumel, membre du Conseil national du PS, réagit à la possible suppression du Capes de lettres classiques. En sapant minutieusement notre héritage culturel classique, le pouvoir ne cesse de détruire l'émancipation culturelle de la jeunesse.


CICERON : VICTIME DU SARKOZYSME
Si La Princesse de Clèves ne semble guère utile aux yeux de notre président de la République, le latin et le grec, Cicéron, la Guerre des Gaules, Pline, Virgile et Sénèque seront, semble-t-il, bientôt voués à la critique rongeuse des souris sinon à un exemplaire autodafé sous la haute autorité de Monsieur Luc Châtel, ministre du Marketing éducatif. Voici quelques jours, des membres d’un jury du Capes de lettres classiques ont adressé leur démission au ministère. Leur ras le bol confirme celui plus général qui touche l’ensemble de l’Education nationale. En la matière, il faut une réponse de gauche, une réponse républicaine, une réponse qui fasse de la culture classique l’alliée des plus modestes et le moteur d’une égalité restaurée.



Il n’y a pas eu, longtemps, de réponse univoque à gauche sur les questions d’éducation et d’instruction. On le sait et on peut le regretter. Mais il faut avoir à cœur de comprendre aujourd’hui ce qui se trame sous nos yeux. Prisonnière d’une vision utilitariste de l’Ecole, plus que jamais désireuse de casser l’Ecole publique au profit du privé, alliée de circonstance des derniers des « pédagogistes » hostiles à ce reliquat d’élitisme que sont le latin et le grec, la droite vient de porter l’estocade au Capes de Lettres Classiques, en le vidant de sa substance. Insigne astuce des tenants de l’abaissement intellectuel de notre Ecole ! Il ne faut en effet pas être naïf. C’est à dessein que la droite s’en prend aux disciplines « élitistes » et si elle trouve, malheureusement, quelques silencieuses complicités « à gauche », n’oublions jamais que pour ce gouvernement d’avocats d’affaires, dédiés à l’argent et au marché, la culture est un ennemi.


500 000 élèves de latin-grec subsistaient cette année, s’adonnant chaque semaine et plusieurs heures durant à une discipline qui ne rapportait pas d’argent, qui n’était pas « utile » dans une salle de marché et éloignait du mirage de la notoriété. Qu’à cela ne tienne : on supprimera les unités de l’enseignement supérieur liées aux « humanités », on cassera le corps enseignants et ils iront, à l’avenir s’occuper autrement !


Pour ma part, je crois volontiers les membres démissionnaires du jury du capes de lettres classiques lorsqu’ils parlent à propos du latin et du grec « d’instruments de l’égalité de chances, vecteurs de réussite scolaire pour les plus démunis ». Dans les palais de la République, on semble se plaire à répéter « Ils veulent du latin-grec ? Qu’ils chantent à la Star’Ac’ ! » et quand il entend le mot « culture », Nicolas Sarkozy sort sa télécommande et zappe. Pourtant, pourtant… Il m’a été donné six années durant d’être vice-Président de ma Région en charge des lycées. Instituant un « Prix littéraire » des lycéens, j’ai eu la joie renouvelée chaque année de voir le besoin d’émulation intellectuelle de nos lycéens, de constater leur enthousiasme à lire et à échanger sur leurs lectures. La Gauche se trouve fermement campée aux cotés des professeurs de Lettres classiques, comme aux cotés des professeurs d’histoire-géographie « optionnalisés » en terminale S, comme aux côtés des professeurs de sciences économiques et sociales, accusés de « marxisme ». Le combat mené n’est pas seulement franco-français. Là où le marché passe, la culture trépasse, c’est une expérience vécue chez nos voisins européens et que le gouvernement voudrait nous faire connaître. Soyons réalistes, exigeons la culture !


Et puisque ce pouvoir dénie à la jeunesse le droit d’être autre chose qu’une variable d’ajustement sur le marché du travail, puisqu’elle lui dénie l’émancipation culturelle, puisqu’elle lui donne pour unique but existentiel le fric et le Loft, la Gauche s’adressera vite ainsi à Monsieur Sarkozy, en latin afin de l’instruire (peut-être Madame Bruni pourra-t-elle lui traduire) : quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra?

Philippe BAUMEL
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UN DOGMATIQUE SANS REPONSES

Lundi 19 Juillet 2010

Actualités



Le président de la République n'a apporté aucune réponse aux questions que se posent les Français à propos de l'affaire Woerth-Bettencourt. Il s'est contenté de s'appuyer sur le rapport de l'inspection générale des finances qui, nous dit-on, conclut qu'Eric Woerth, lorsqu'il était ministre en charge du Budget, n'est à aucun moment intervenu en faveur de la situation fiscale de Madame Bettencourt. Soit. Ce qui m'étonne, au-delà des propos présidentiels d'hier soir, c'est que l'intéressé lui-même, prenant connaissance de ce rapport, se soit dit « soulagé ». Avait-il le moindre doute sur les conclusions de l'Inspection?
Mais peu importe : ce ne sont pas les reproches qui étaient faites au ministre, il s'agissait seulement de questions nées de ses liens ou de ceux de son épouse avec la milliardaire. Rien de plus. Ce qui lui est reproché, en revanche, par l'ancienne comptable de Madame Bettencourt, c'est d'être venu à son domicile chercher des enveloppes contenant des espèces dans le courant du premier trimestre 2007. Et cela, le rapport de l'IGF n'en parle évidemment pas puisque son enquête ne portait pas sur cette affaire.
Dans ce contexte, les propos de Nicolas Sarkozy, selon lequel « M. Woerth est lavé de tout soupçon », n'ont strictement aucune valeur. En conseillant, en revanche, à Eric Woerth de quitter son poste de trésorier de l'UMP, le président de la République reconnaît qu'il y a risque de dérapage entre un ministre qui, chaque jour, est en contact avec les plus grandes entreprises de notre pays et un trésorier de parti politique qui, régulièrement, fait appel à la générosité de ces mêmes entreprises.
Le président de la République n'a donc pas répondu à toutes ces questions, mais, plus grave, il n'a pas répondu non plus aux angoisses des Français face à la réforme injuste des retraites. Il s'est seulement présenté hier soir comme un dogmatique inflexible qui n'avait que faire de la mobilisation de centaines de milliers de personnes. Dont acte!

Philippe Baumel

Philippe BAUMEL
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REFORME DES RETRAITES : LE MENSONGE


Depuis maintenant trois ans, la politique de M. Sarkozy se caractérise par une profonde injustice de traitement entre les Français aisés et ceux qui, à chaque fin de mois, se demandent comment ils vont réussir à boucler leur budget. Mais avec la réforme de la retraite, cette injustice dépasse les bornes.
Je pense aujourd'hui aux hommes et aux femmes âgés de 53- 54 ans qui ont commencé à travailler à 17 ou 18 ans et qui, pour seul espoir, voyaient leur retraite enfin arriver. Comme si leur vie professionnelle n'avait pas été suffisamment éprouvante, M. Sarkozy a décidé qu'ils devraient travailler deux années de plus... C'est absolument insupportable !
Ce qui est tout autant scandaleux, c'est la communication du gouvernement autour de cette réforme : selon les affidés du pouvoir qui envahissent les médias, il ne serait pas possible de faire autrement. Plutôt que d'assumer sa politique d'ultra droite, M. Sarkozy tente de nous faire croire qu'il n'y a pas d'autres solutions pour financer les retraites. Ce n'est que mensonge! Il existe bien évidemment d'autre solutions, mais il faudrait aller chercher l'argent là où il se trouve et, cela, le président de la République ne le veut pas.
Taxer les marchés financiers, taxer les bénéfices du capital, les parachutes dorés, les stock options : cela n'amputerait pas dangereusement les revenus de ceux qui y seraient soumis et ça permettrait à l'immense majorité des Français, après une vie de labeur souvent très dure, d'envisager les années de retraite avec un peu plus de calme et de bonheur. Il est indécent que des femmes et des hommes politiques puissent les empêcher d'avoir cette simple perspective.
A mon niveau, je combattrai avec vigueur et sans relâche ce projet de loi ignoble et je demande à tous les parlementaires qui auront à se prononcer de bien réfléchir aux conséquences qu'une telle mesure pourrait avoir sur les citoyens qui les ont élus.

Philippe BAUMEL

Philippe BAUMEL
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Tribune parue sur Marianne2.fr


touche pas au grisbi, s****e !
touche pas au grisbi, s****e !
« Touche pas au grisbi » ! Les tontons flingueurs adeptes du cumul de mandats ont dégainé. Martine Aubry est en ligne de mire et derrière elle l’idée d’une adaptation de la vie politique de notre pays aux nécessités de sa démocratisation et de sa revitalisation. L’idée d’aboutir à une règle générale sans délai et sans dérogation gêne. Elle gêne peu de monde mais elle gêne ceux qui, depuis plusieurs décennies, accaparent les mandats et accumulent les sièges.

La décentralisation appliquée sans limitation du cumul des mandats a sans doute été une erreur : Au lieu d’enrichir le débat national des expériences locales, au lieu d’irriguer la démocratie locale d’une plus grande compréhension des enjeux qui déterminent notre devenir, le cumul a – au contraire – réduit le débat politique à une longue suite de conflits quasi-féodaux sans vision ni pensée dépassant les différents fiefs concernés. L’appauvrissement du « débat d’idées » au sein de notre démocratie ne doit-il pas à cette passion irraisonnée pour l’accumulation de mandats par un nombre restreint de personnes ? Le cumul c’est, d’abord, la stérilisation du débat politique !

Le cumul des mandats à un effet indirect qui rejoint celui précité : empêcher à la fois le renouvellement politique et l’émergence d’idées nouvelles. Un cumulard n’a qu’une peur : ne plus cumuler, ce qui équivaut dans son esprit à ne plus exister. Aussi excelle-t-il dans l’art d’écarter les concurrents et prétendants potentiels à sa succession, dans l’exercice de désignation de candidat de son parti inoffensifs pour lui dans son orbite immédiate. Guy Carcassonne l’a d’ailleurs démontré : nombre d’élus favorisent l’ascension de femmes ou d’hommes assez médiocrement préparés à l’exercice de mandats et dont le talent politique est loin d’être avéré. Le cumul c’est, aussi l’émergence de personnalités interchangeables et sans vraie envergure.

Le cumul est donc un frein à l’émergence de nouveaux responsables politiques en France : combien d’élus sont-ils issus du monde ouvrier ? Combien de jeunes élus comptons-nous ? L’hypocrisie relative à la « parité » ou à la « diversité » sert le plus souvent de paravent à un accaparement des postes clés de la démocratie locales ou des circonscription législatives et sièges de sénateurs au bénéfice d’une caste de plus en plus réduites d’élus dont on s’aperçoit qu’ils ont commencé leur carrière dans les années 1970... Haro sur les concurrents potentiels ! Haro sur les idées nouvelles !

Tout cela se nourrit de l’argument le plus fameux : être élu national pour défendre sa collectivité locale ! Toute grande ville, toute métropole aurait droit à son député-maire ou à son sénateur-maire, dont la population serait « fière » (sic). C’est en fait une conception assez détestable de la République et de la décentralisation que de considérer que les citoyens seraient traités différemment selon qu’ils seraient représentés par un édile parlementaire ou non… Le cumul c’est donc aussi une potentielle atteinte à l’esprit républicain.

Trop de professionnels du cumul et trop peu de professionnalisme en politique ? La question pour la République est de revivifier son débat national et de faire vivre sa démocratie locale. La question pour la Gauche est d’anticiper cette évolution en faisant émerger nouveaux responsables et nouvelles idées, cela passe – entre autres – par un changement de fonctionnement, par de nouvelles règles. La rénovation en cours, largement soutenue par les militants, doit maintenant se concrétiser au sein du Parti Socialiste avant d’irriguer en 2012 l’ensemble de la société française.

Philippe BAUMEL
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A l’issue de la deuxième conférence des déficits, le Président de la République vient d’annoncer sa décision de geler les dotations des collectivités locales. Les collectivité paieront ainsi le déficit généré par le gouvernement. Victimes expiatoires de l’incurie gouvernementale, les collectivités locales sont punies du fait d’être les seules à ne pas ctéer de déficit et, très certainement, d’être gérées par des majorités d’opposition au gouvernement.

Derrière les collectivités, il y a le tissu des PME françaises qui ne manquera pas de souffrir des inévitables réductions de leur investissement. Les services publics également pâtiront d’une telle décision alors qu’ils ont souvent été transférés par l’Etat à ces mêmes collectivités. Au final, les citoyens paieront cher la « rigueur » gouvernementale.

Décision plus politicienne que politique, l’oukase du Président contre les collectivités s’apparente à une fuite en avant agressive et contreproductive. Face au gouffre abyssal de la dette publique qui s’est creusé de façon exponentielle depuis 3 ans, un gouvernement sincère aurait pu, plutôt que de chercher hypocritement des boucs émissaires, explorer d’autres pistes comme l’abandon du bouclier fiscal ou la taxation des produits financiers par exemple, des ressources nouvelles pour ne pas tuer l’investissement dans ce pays. C’est tout le contraire qui a été délibérément choisi.

Philippe BAUMEL
Président de l’UDESR 71

Philippe BAUMEL
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INVITATION AU MONT BEUVRAY

Jeudi 20 Mai 2010

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Philippe BAUMEL
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Notre Bourgogne : le réseau social des socialistes pour les Régionales de mars 2010

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