C’est Frêche, c’est rance…Malgré ses écarts, ses frasques, ses calembours et ses provocations, le promoteur de la « Septimanie », brillant médiéviste et piètre camarade socialiste, sera donc soutenu par notre parti pour les élections régionales de mars prochain. A cette nouvelle, on peut légitimement ressentir un certain malaise. Ne nous étendons pas sur les différentes diatribes de Georges Frêche. Elles ne sont pas à son honneur et ne rendent pas justice au militant et l’intellectuel qu’il fut dans sa région. Elles rendent seulement compte de ce qu’un pouvoir exercé seul rend possible chez un homme à la fois intelligent et convaincu lorsque, les années passant, un soupçon de mégalomanie mêlé à un goût immodéré de la provocation stérile s’emparent d’une personnalité comme le camarade Frêche. On pouvait renouveler l’équipe en place, choisir un Président neuf et rassembleur. On ne l’a pas fait. Le choix de renouveler la confiance du PS à Georges Frêche répond moins à un souci éthique qu’à la volonté de ménager des intérêts locaux et une personnalité dont le potentiel de nuisance dans les Congrès internes du parti est avéré. Dans une vie politique, on ressent parfois le sentiment du Hugo des « Mains sales ». C’est pour moi aujourd’hui le cas. Les dégâts causés risquent d’être importants. J’ai envie de crier à mon parti à propos du camarade Frêche : « Non récupérable ! »… Puisse ce petit message être entendu et que la rénovation du PS y gagne… Jeudi 10 Décembre 2009
Philippe BAUMEL
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