Blog de Philippe Baumel

BLOG DE PHILIPPE BAUMEL “ Le socialisme et la République sont inséparables car, sans la République, le socialisme est impuissant et, sans le socialisme, la République est vide ” Jean JAURES

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DONNONS UNE CHANCE AU SOCIALISME  

Avec deux autres élus socialistes, j'ai rédigé un texte intitulé "Donnons une chance au socialisme". Il est paru sur Marianne2.fr

[http://www.marianne2.fr/Donnons-une-chance-au-socialisme-!_a89892.html?PHPSESSID=f43109c4edfdbd3c18af277aab238c01]url:http://

Rédigé par Philippe BAUMEL le Mercredi 30 Juillet 2008 à 10:38 | Permalien | Commentaires (0)


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LA NOUVELLE REPUBLIQUE BONAPARTISTE  

Le vote du Congrès du 21 juillet est incontestable. Il est légitime, la voix d'un parlementaire étant égale à celle d'un autre et chacun ayant voté en conscience. Cependant, il atteste que notre République glisse progressivement sur la pente de l'autoritarisme et de l'incurie…
Dans tous les domaines, en fait de réforme, c'est à une série de reculs que se livre le pouvoir en place. Tous les contre-pouvoirs sont peu à peu étouffés, marginalisés et leurs pouvoirs réduits…
La Justice se porte mal. La justice s'éloigne des justiciables par les nombreuses suppressions de tribunaux et les justiciables sont traités de manière de plus en plus inégalitaire.
Le pouvoir parlementaire se porte mal. Au Parlement se poursuit la véritable contre-révolution menée dans le reste de la société : le Président dispose toujours du droit de dissolution et il va même s'exprimer devant ceux qu'il peut renvoyer devant les électeurs sans que les députés aient la possibilité de lui répondre… On mesure l'ascendant que prend l'exécutif sur le Parlement ! Ce même Parlement n'a d'ailleurs que peu de pouvoir de contrôle : 80% du budget lui échappe et lui échappera de facto, celui-ci étant privé des moyens nécessaires à toute analyse réelle des documents budgétaires.
Le troisième pouvoir celui des média va mal. L'incertitude sur le financement des chaines publiques de télévision présage d'un appauvrissement de notre paysage médiatique et de difficultés nouvelles d'accès à une information qui n'aura pas été aseptisée par de grands groupes industriels ?
Il y a des mois de juillet dangereux pour la République… Cette fois encore, mais de manière presque imperceptible et au cœur de l'été, nous avons changé de régime. Quinze mois après sa victoire du 6 mai 2007, le nouveau pouvoir a donc consacré constitutionnellement sa conception du pouvoir. De fait, c'est une Présidence plus puissante que la Présidence états-unienne qui vient de voir le jour.
Le bonapartisme refait surface. Le pouvoir actuel se donne les moyens de durer dix ans, sans contre-pouvoirs véritables, s'adjoignant les services d'un Sénat éternellement à droite et d'une Assemblée nationale sans prérogatives nouvelles.
Des Républicains à gauche, mais aussi à droite, s'étaient élevés pour demander plus de contrôle, plus d'équilibre des pouvoirs… Le Congrès du 21 juillet consacre paradoxalement une dérive présidentialiste préoccupante, plus paroxystique que jamais depuis 1958.
S'agit il d'une victoire ou plutôt d'un échec ?
La 6ème République est devenue, depuis ce 21 juillet, une urgence…

Philippe Baumel
Président de l'Union Départementale des élus Socialistes et Républicains

Rédigé par Philippe BAUMEL le Mardi 22 Juillet 2008 à 17:24 | Permalien | Commentaires (0)


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BAC : DERRIERE LES CHIFFRES, LES INEGALITES AUGMENTENT...  

Les résultats du baccalauréat sont, chaque année, attendus dans toutes les académies comme le révélateur du niveau d'une classe d'âge. Cette année, les chiffres des admissions au bac dans la région Bourgogne sont très bons : plus de 90% des candidats ont obtenu leur diplôme. Mais il faut se garder de ne juger que sur cet aspect qui ne reflète qu'une parcelle seulement de la véritable situation de la classe d'âge concernée…

Derrière cette apparente réussite se cache en fait une importante ségrégation sociale et un phénomène d'éviction du système éducatif des classes populaires. Les bacs professionnels sont ainsi délaissés au profit de l'apprentissage. Aussi respectable et de qualité soit il, l'apprentissage n'offre pas les mêmes perspectives de carrière ni salariales que le bac pro. En outre, pour notre pays, il est extrêmement important de former mieux et plus longtemps ses jeunes. On assiste paradoxalement, contre toute logique de long terme, à un dépérissement de certaines filières professionnelles au profit des filières d'apprentissage. C'est le cas d'Autun où les listes d'attente pour le CFA sont gonflées de centaines de candidats alors que les filières professionnelles du lycée voisin sont menacées dans leur existence par manque de candidats…

De facto, se met en place une forme de reproduction sociale, un élitisme fondé non sur l'aptitude ou le mérite, mais sur l'origine sociale… La République marche à rebours, la machine à remonter le temps est en marche…

Transmettre la connaissance, mieux et plus longtemps, former ses citoyens, est une nécessité première. Il convient en effet de rappeler que, pour un pays, l'objectif de 80% d'une classe d'âge au niveau du bac est, dans le contexte économique qui est le nôtre, une ardente obligation. Il ne faut pas confondre ce chiffre de 80% avec un objectif d'admission à l'examen, ni penser que TOUS les élèves ont vocation à intégrer la filière générale.

Il faut briser le cercle vicieux et inégalitaire en redonnant de la force aux filières générales, technologiques et, évidemment, professionnelles. Elles sont les vecteurs, si l'Etat en a la volonté, d'une meilleure formation de nos jeunes et donc, de possibilités accrues pour eux comme pour les entreprises qui les emploieront. Il s'agit donc, au plus vite, d'engager la réflexion et la mise en place d'une loi cadre visant à développer des cartes de formation équilibrées et postulant que pour sélectionner les meilleurs, il faut assurer la formation de tous…

Rédigé par Philippe BAUMEL le Mercredi 16 Juillet 2008 à 10:18 | Permalien | Commentaires (0)


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PEKIN EXPRESS  

PEKIN EXPRESS
En annonçant sa présence à Pékin, le locataire de l'Elysée a, comme un petit garçon, emboîté le pas à Monsieur Bush et tourné le dos à ses leçons de morale passées…Que reste-t-il de la politique étrangère française ? Des quatorze mois de pouvoir de Monsieur Sarkozy, on ne distingue, en matière de diplomatie, que des décombres… Le Président de la République et son Ministre des Affaires étrangères ont tourné le dos aux fondamentaux de notre politique extérieure. Au renoncement, le pouvoir en place ajoute en outre l'art du changement éclair de position… Le début de mandat de Monsieur Sarkozy avait en effet été inauguré par une ode aux droits de l'homme. Monsieur Kouchner était le symbole d'une « rupture » avec la politique suivie peu ou prou par De Gaulle, Mitterrand et Chirac… On entendit celui-ci se déchaîner contre Hubert Védrine, coupable sans doute à ses yeux, d'incarner cette synthèse entre progrès et indépendance de la France.

Très vite, le Président s'en est allé faire des ménages pour les Etats-Unis : au Tchad, mais aussi en Libye, où Messieurs Sarkozy et Guéant s'étaient faits les petits rapporteurs du Département d'Etat américain auprès du Guide suprême Kadhafi… L'Union méditerranéenne est devenue l'incarnation de l'ambiguïté : revue à la baisse à cause de l'agacement allemand et rejetée bruyamment par Muammar Kadhafi, elle fait partie des opérations avortées de la politique extérieure sarkozyenne…

La frénésie atlantiste de l'Elysée et une carte militaire nous ramenant au rang de puissance de second rang font de la France un pays incapable de jouer un véritable rôle international. C'est désormais la victoire combinée des néoconservateurs et des adeptes d'un Occident unifié sous la coupe des Etats-Unis… De là vient le malaise constant entre l'Armée et… le Chef des Armées lui-même ! Même les alliés de la France sarkozyenne ne prennent que difficilement au sérieux celui qui pratique un suivisme pour le moins excessif : après beaucoup d'agitation, la France n'a pu tirer le bénéfice de six années de mobilisation dans l'affaire Bétancourt. La Colombie de Monsieur Uribe et les Etats-Unis n'ont pas associé la France à l'opération de libération de l'ex-otage franco-colombienne...

Tournant le dos à la tradition d'indépendance de la France, réduisant les Droits de l'Homme au rang de gadget pour communiquant, sapant les capacités d'action de notre pays, reniant d'un jour sur l'autre sa parole, Monsieur Sarkozy laissera derrière lui une France au crédit affaissé et une politique étrangère réduite à peu de chose… En Afrique, en Amérique latine, en Asie du Sud-est, au Moyen Orient ou en Europe, c'est une France affaiblie qui, désormais, peine à se faire entendre…


Rédigé par Philippe BAUMEL le Jeudi 10 Juillet 2008 à 11:04 | Permalien | Commentaires (0)


Congrès : Contribution Pour une République égalitaire

LA CONTRIBUTION RENDUE PUBLIQUE ET DEPOSEE  

Ce mardi 1 juillet, la contribution, a été dévoilée à la presse et déposée. Près de 70 premiers signataires ont apporté leur soutien à ce texte...

LA CONTRIBUTION RENDUE PUBLIQUE ET DEPOSEE

contribution_generale-simplifi-e.doc CONTRIBUTION_GENERALE-simplifi-e.doc  (87 KB)

Rédigé par Philippe BAUMEL le Mercredi 02 Juillet 2008 à 14:10 | Permalien | Commentaires (1)


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POURQUOI LES PEUPLES DISENT-ILS NON?  

POURQUOI LES PEUPLES DISENT-ILS NON?
Pourquoi donc le traité de Lisbonne a-t-il été refusé par plus de 53% des Irlandais ? Pourquoi donc, voici trois ans, les Français et les Néerlandais avaient-ils refusé le même texte par 55% et 61% ? Avec des taux de participation très corrects, on pourrait s'interroger sur ce désaveu cinglant pour ceux qui prétendent « faire l'Europe »… Pourquoi, dans des pays si différents, les scrutins référendaires aboutissent-ils le plus souvent à un résultat semblable et négatif ? S'agit-il d'une psychose « souverainiste », « eurosceptique » ou « nationaliste » ? Ou ne s'agit-il pas tout simplement d'un puissant révélateur de la défiance qu'inspirent les élites dirigeantes de nos pays ? Il s'agirait, dans ce cas, de s'interroger sur les raisons de cette défiance…
Ce « non » a une conséquence juridique : le traité de Lisbonne est caduc. Pourtant, le processus de ratification continue et l'on parle déjà de faire revoter les Irlandais. C'est passer à coté de l'essentiel. L'essentiel, c'est de constater qu'un fossé s'est creusé entre ceux qui participent à la logique d'intégration communautaire et l'immense majorité des citoyens. Et c'est toute la façon de faire l'Europe qui se trouve ébranlée depuis l'échec de la « Constitution européenne ». Dans tous les Etats de l'UE, le consensus néolibéral, les tentatives répétées de dépossession démocratique ont eu une conséquence : susciter la défiance des citoyens. Cette Europe ne peut plus avancer comme elle l'a fait jusqu'à présent. Que reste-t-il en effet de l'Europe rêvée des zélateurs de la « Constitution » rédigée par Valéry Giscard d'Estaing ? La politique commerciale qui nous impose le libre-échange sans limite, la politique de la concurrence qui sape nos modèles sociaux et la politique monétaire de la Banque Centrale européenne qui contribue activement et sans contrôle aucun au renchérissement continu de l'Euro par rapport au Dollar. Autrement dit, l'essentiel n'est plus sous le contrôle ni des citoyens des Etats-membres ni mêmes des Parlements nationaux. Là se trouve peut-être une des clés de la défiance des citoyens à l'égard de l'UE…
Les slogans incantatoires de « l'Europe sociale » ou de « l'Europe puissance » ne rendent plus dupes que ceux qui les profèrent. La Gauche française doit donc faire preuve de lucidité et de volontarisme. L'Europe doit servir à protéger nos systèmes sociaux, nos économies, nos démocraties. Elle ne peut plus servir à soumettre les Européens à la spirale libérale qui est le propre de la mondialisation. Le volet institutionnel du traité de Lisbonne a accaparé nos gouvernants depuis… l'année 2001 ! Pendant ce temps aucun grand projet n'a été lancé dans le domaine industriel, aucune action n'a été entreprise – bien au contraire – pour réguler le libre-échange, aucune réflexion n'a été engagée sur la validité de la politique monétariste de la BCE. Obsédée par ses pouvoirs, l'Europe semble se désintéresser du sort de ses peuples.
La défiance des peuples est le produit de cette indifférence constante à leur égard manifestée par ceux qui sont censés « faire l'Europe ». Il y a, depuis trop longtemps en Europe, une société des élites qui prétend s'autonomiser par rapport aux peuples. C'est avant tout cela que, confusément peut-être mais avec vigueur, les peuples refusent. Leur avenir leur appartient et ils veulent se le réapproprier… Il est vraiment temps de se poser les bonnes questions et de comprendre pourquoi les peuples disent "non"

Rédigé par Philippe BAUMEL le Mardi 17 Juin 2008 à 05:43 | Permalien | Commentaires (0)


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LA JUSTICE LOIN DES JUSTICIABLES  

LA JUSTICE LOIN DES JUSTICIABLES
Madame Dati, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, n'aura tenu aucun compte d'une quelconque concertation. En rayant de la carte le tribunal du Creusot, elle signifie très clairement que ce gouvernement fait le choix d'un traitement inégalitaire des citoyennes et citoyens de notre pays.

Pour un bassin d'emploi comme celui du Creusot, le fait de ne plus disposer de Prud'hommes est préjudiciable à tous les salariés. La décision prise est donc une atteinte de plus à l'égalité entre les territoires.

Des salariés du bassin de Creusot, lorsqu'ils auront besoin de la justice prud'hommale, c'est-à-dire à un moment déjà difficile de leur vie, devront se déplacer à Chalon ou ailleurs pour faire valoir leurs droits.

Même chose pour tous ceux d'entre nous qui auront désormais besoin de régler un litige devant le tribunal de première instance. Bien souvent, ces litiges concernent des événements désagréables de la vie, comme par exemple le surendettement dont les cas ne cessent d'augmenter. Il n'est déjà pas aisé d'être convoqué devant une juridiction pour étaler ses problèmes personnels, maintenant il faudra faire en plus de nombreux kilomètres.

La décision de Madame Dati interroge à plus d'un titre. Comment une justice toujours plus pauvre pourrait-elle rendre toujours plus de décisions avec moins de juges, moins de greffiers et moins de tribunaux ? Quel est le véritable sens de l'affaiblissement organisé du troisième pilier de la République que constitue le pouvoir judiciaire ? Y a-t-il trop de justice dans ce pays au point qu'il faille la priver d'une bonne part de ses moyens ?

Quelle crédibilité aussi pour ceux qui s'étaient fait fort d'infléchir l'arbitraire gouvernemental et dont les belles lettres, celles du député Anciaux et du leader de l'opposition creusotine, n'ont, semble-t-il, reçu aucune réponse ?

Partout les injustices se renforcent, partout les inégalités se creusent. Ces véritables amputations du pouvoir judiciaire privent les citoyens d'une bonne part de leurs possibilités à faire valoir leurs droits, à exercer leurs devoirs, et elles présagent mal d'un nouveau visage des institutions. Celles-ci donnent en effet de plus en plus le sentiment de s'éloigner des attentes du peuple tout autant que de la vie réelle, économique et sociale du pays.

Rédigé par Philippe BAUMEL le Lundi 09 Juin 2008 à 10:43 | Permalien | Commentaires (0)


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ENCORE UN COUP PORTE A L'ENSEIGNEMENT PUBLIC  

ENCORE UN COUP PORTE A L'ENSEIGNEMENT PUBLIC
Face à l'hostilité grandissante du pays à l'encontre de la politique de l'Education du gouvernement, le président de la République s'entête. Il annonce maintenant une réforme de l'enseignement du secondaire et de la formation des professeurs dont on perçoit mal, à l'heure qu'il est, la véritable substance.
Ce qu'on voit poindre en tout cas à travers ce projet, c'est la persévérance avec laquelle il projette encore et toujours de diminuer les moyens alloués à ce secteur clé de notre pays, en prévoyant de supprimer notamment 18.000 postes de stagiaires rémunérés. En supprimant aussi « des » options pour les lycéens. Lesquelles ? Les arts plastiques ? Les langues ? L'éducation sportive et physique ? Mystère. Quant à la formation des professeurs, rien n'est dit sauf qu'ils seront recrutés après cinq années d'études universitaires. Leur formation pédagogique ? Pas un mot.
Le projet du président de la République évoque un meilleur partage du temps des lycéens entre les cours magistraux et le travail personnel. Très bien, mais comment faire en supprimant de plus en plus de postes d'enseignants ? Et, comble de l'incohérence, on évoque la réforme de la seconde, de la première, de la terminale, mais pas un mot sur la réforme du baccalauréat qui est tout de même l'objectif des lycéens…
Je crains malheureusement que ces nouvelles annonces ne viennent renforcer la tendance ultra libérale de ce régime. Face à un service public de l'éducation tellement malmené, disposant chaque année d'un peu moins de moyens, va inexorablement émerger un enseignement privé réservé aux plus riches. Si ce projet de réforme se confirme, l'éducation à deux vitesses, en France, redeviendra une réalité, faisant replonger ainsi notre pays plus d'un siècle en arrière.

Philippe BAUMEL
Vice-Président du Conseil régional en charge des Lycées

Rédigé par Philippe BAUMEL le Mardi 03 Juin 2008 à 16:16 | Permalien | Commentaires (0)


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ASSEMBLEE GENERALE DE L'ASSOCIATION DES MAIRES DE SAONE ET LOIRE  

COMMUNIQUE DE PRESSE




Philippe BAUMEL conduira une liste de Rassemblement Républicain




A l'occasion de l'Assemblée Générale de l'Association des Maires de Saône et Loire, j'aurai l'honneur de mener une liste de Rassemblement Républicain, soutenue par l'UDESR et rassemblant très largement tous les Maires républicains de notre département.

Cette liste a été composée avec le souci de représenter nos communes dans leur diversité. Originaires de tout le département, ses candidats partagent une ambition commune

Sa logique est simple, elle vise à mettre l'AMSL au service de toutes les communes et intercommunalités de Saône-et-Loire en adaptant cet outil au contexte de repli de l'Etat que nous connaissons. Il s'agit, pour nous, de défendre les libertés de nos communes en rappelant que c'est sur la base de l'Egalité républicaine que la décentralisation peut être juste et efficace.

L'accroissement des difficultés qui s'abattent sur les Maire nécessite une mutualisation accrue de l'information, une capacité d'expertise renforcée, une assistance et un soutien développés. C'est dans l'esprit de faire de l'AMSL un outil dynamique au service de tous, que nous nous présentons aux suffrages des Maires de Saône-et-Loire

Très clairement, nous souhaitons travailler la main dans la main avec la Majorité Départementale du Conseil Général et du Conseil Régional car toute autre démarche s'apparenterait à un isolement préjudiciable à nos communes. Notre liste est aussi une liste de Rassemblement qui souhaite avancer avec chacune et chacun des 573 maires de notre département. Il ne s'agit pas, pour nous, d'opposer les uns aux autres mais d'organiser collectivement le combat pour les libertés communales et l'égalité entre les territoires.

PJ : Liste de Rassemblement républicain














Collège des Maires

1. BAUMEL Philippe, Le Breuil
2. VERNAY Jean-Luc, Mervans
3. SANDON Joëlle, Senozan
4. VIOLETTE Jean, Collonge en Charollais
5. GALLAND Daniel Gergy
6. LOTTE Dominique, Gueugnon
7. PETIT Jean-Pierre, Laizé
8. PHILIBERT Alain, Saint Vallier
9. BILLARDON André, Le Creusot
10. CHAINTRON Rémi, Louhans
11. DRAPIER Jean-Paul, Bourbon-Lancy
12. DE BAUVE Daniel, Sassenay
13. GUILLOT Bernard, Toulon-sur-Arroux
14. NICOLAS Jean-François, Epinac
15. JACOB Pierre, Saint-Rémy
16. VERNOCHET Jean-Yves, Montchanin
17. LEGROS Jean, Tournus
18. THIEBAUD Michel, Saint Marcelin de Cray
19. AUCAGNE François, Milly-Lamartine
20. JACQUEMARD Robert, Etang sur Arroux
21. EMORINE Guy, Blanzy
22. DICONNE Jean-Paul, Alleray

Collège des Présidents de Communautés

1. SIMONIN Jean, C.C. Autour du Couchois
2. REBEYROTTE Rémy, C.C de l'Autunois
3. DOULE Alain, C.C. des Portes de la Bresse








Rédigé par Philippe BAUMEL le Mardi 03 Juin 2008 à 11:01 | Permalien | Commentaires (0)


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LE CHEQUE OU LA REFORME  

Les marins pêcheurs viennent d'obtenir une détaxation du gas-oil. C'est très bien pour eux. Demain, ce seront sans doute les agriculteurs et les routiers. Nous ne pourrons que nous en féliciter pour ces catégories professionnelles. Je pense maintenant à tous ceux qui sont obligés d'utiliser leur voiture pour aller au travail et qui se chauffent au fuel. Et ils sont nombreux en Saône-et-Loire, en Bourgogne et sur l'ensemble du pays !
Prenons l'exemple d'un ouvrier qui se trouve dans ce cas : 20.000 kilomètres par an avec une voiture diesel consommant 6 litres/100 km et 2500 litres de fuel pour la maison. En 8 mois, le litre de gas-oil est passé d'environ 1,12 € à 1,45 €. En septembre 2007, cet ouvrier consacrait 1344 €/an à sa voiture contre 1740 €/an aujourd'hui. Le fuel domestique est passé de 0,61 € à 0,88 aujourd'hui. Il y a 8 mois, son plein de fuel pour la chaudière lui coûtait donc 1525 €, et aujourd'hui 2200 €. La différence annuelle pour ces deux seuls postes indispensables à sa vie s'élève à 1071 €. En huit mois, il a tout simplement perdu presque un mois de salaire ! Si l'on y rajoute les augmentations sur les produits de première nécessité, c'est plus d'un mois de salaire qui a été perdu. Face à ce constat, deux critiques me viennent à l'esprit.
La première critique, évidente, s'adresse au chef de l'Etat qui, ne l'oublions pas, avait promis lors de sa campagne électorale qu'il serait « le président de l'augmentation du pouvoir d'achat ». Nous voyons où nous en sommes en ce fin de mois de mai 2008, tout juste un an après son élection…
La seconde s'adresse toujours au président de la République, mais aussi et surtout à son gouvernement. Plutôt que de faire un cadeau, à travers le « paquet fiscal », de 15 milliards d'euros chaque année aux Français les plus nantis, ils feraient mieux de diminuer les taxes sur les carburants, comme l'avait fait en son temps Lionel Jospin avec la TIPP flottante. Même si cela ne règlerait pas totalement la hausse actuelle, cela la relativiserait un peu (moins 0,30 euros par litre en moyenne de carburant). Ou bien, on pourrait aussi taxer lourdement les compagnies pétrolières qui sont les principaux bénéficiaires de l'augmentation du brut et qui se font étrangement muettes ces derniers mois. C'est sûrement pour vérifier l'adage « le silence est d'or », leurs bénéfices n'ayant jamais étés aussi élevés.
La véritable audace pourrait être pour un gouvernement de mettre en œuvre le plus rapidement possible des mesures contraignantes permettant de faire des économies d'énergie (véhicules propres, développement des transports en commun, investissements massifs dans la recherche, etc.). Au lieu de cela, et désormais de façon traditionnelle, M. Fillon et ses ministres utilisent la « méthode Sarkozy » qui consiste à dresser les Français les uns contre les autres, accordant à quelques-uns des avantages que les autres n'ont pas. On achète ainsi la paix à très court terme, sans aucune vision d'avenir ! Entre la facilité d'un soutien financier d'opportunité et une réforme exigeante et profitable à tous, M Fillon a choisi.

Rédigé par Philippe BAUMEL le Samedi 24 Mai 2008 à 20:08 | Permalien | Commentaires (1)



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